Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine de l'Energie

Les tractations autour de l’éolien offshore d’Areva pourraient retarder d’un an les projets en cours, selon Engie

Manuel Moragues , , , ,

Publié le , mis à jour le 19/05/2016 À 13H46

Exclusif Entre le projet de rapprochement entre Gamesa et Siemens et la volonté d’Areva de se recentrer sur le nucléaire, le sort de l’activité éolien offshore du français, logée dans une coentreprise avec Gamesa, est bien incertain. Engie, dont les futurs champs du Tréport et de Noirmoutier devaient être équipés par Areva, s’impatiente.  

Les tractations autour de l’éolien offshore d’Areva pourraient retarder d’un an les projets en cours, selon Engie © Jasper Carlberg

Un an de retard pour les champs éoliens offshore du Tréport (Seine-Maritime) et de Noirmoutier (Vendée). C’est le scénario catastrophe que veut éviter Gwenaëlle Huet, directrice générale de l’activité énergies renouvelables France d’Engie. Son inquiétude : que les tractations autour de l’éolien offshore d’Areva continuent à patiner et qu’aucun repreneur de cette activité ne soit rapidement désigné. Or ce sont 124 turbines de 8 mégawatts d’Areva qui doivent normalement équiper ces deux champs, qui représentent chacun 2 milliards d’euros d’investissement pour 500 mégawatts de capacité de production d’électricité.

"Le 3 juin, nous allons informer l’Etat que les résultats de nos études sur les futurs champs éoliens offshore du Tréport et de Noirmoutier confirment les prévisions que nous avions réalisées lors de l’appel d’offres. Nous en aurons terminé avec le derisking de ces projets. Reste une incertitude : le turbinier", explique la dirigeante. Cette incertitude dure depuis le 29 janvier et la révélation par le turbinier espagnol Gamesa de discussions avec Siemens en vue d’un rapprochement dans l’éolien. Car depuis l’an dernier, l’éolien offshore d’Areva - et donc ses engagements pour les champs français - est logé dans Adwen, une coentreprise 50-50 entre Areva et Gamesa.

En terminer avec Adwen

Selon plusieurs sources proches du dossier, les deux partenaires ont un accord de non-concurrence dans l’éolien en mer. Il faut donc en terminer avec la coentreprise Adwen pour que les futurs alliés Siemens et Gamesa puissent travailler dans l’offshore. Cela ne contrarie guère Areva, qui veut se recentrer sur le nucléaire, et il est à peu près certain que ses activités dans l’offshore seront reprises. Reste à savoir par qui et quand ? Les négociations préalables entre Gamesa et Areva ont progressé bien lentement. Elles devraient avancer très prochainement, selon les mêmes sources.

Mais il faudra encore traiter avec les repreneurs potentiels - a priori General Electric, qui s’est déclaré intéressé au début du mois, et Siemens, qui reste discret - la question des engagements pris par Areva dans le cadre des appels d’offres pour les champs du Treport, de Noirmoutier et Saint-Brieuc (avec Iberdrola) : la fourniture d’une turbine de 8 MW et un plan industriel comportant notamment 750 emplois dans deux usines au Havre (Normandie). "Ces deux engagements doivent être tenus", insiste Gwenaëlle Huet.

Calendrier serré

La dirigeante s’impatiente. Le calendrier est serré car le gouvernement veut que l'enquête publique concernant les projets se déroule pendant l’été pour y associer les estivants. Pour que ce soit pendant l’été 2017, "nous avons besoin de connaître le nom du repreneur en août pour débuter les négociations avec les industriels pour remettre un contrat industriel à l’Etat le 3 décembre et déposer la demande de permis en janvier", détaille Gwenaëlle Huet. "Si nous démarrons en retard en août, cela reporte l'enquête publique à l’été 2018. Un an de retard !", s’exclame la dirigeante.

Manuel Moragues

Réagir à cet article

2 commentaires

Nom profil

20/05/2016 - 12h35 -

il manque effectivement dans la liste le site de Saint-Brieuc : 62 éoliennes de 8 MW, avec des pales de 90 m, et une hauteur totale de 216 m. le tout pour 2,7 milliards d'euros... les turbines n'existent pas, aucune éolienne de cette hauteur n'a jamais été testée en vraie grandeur: la longueur des pales , la hauteur totale résultent de petits calculs de coins de table. quant aux fondations, on est passé allègrement du gravitaire aux jackets, puis le promoteur a tenté un retour sur le gravitaire (après analyse des fonds marins) pour revenir aux jackets sur demande expresse des pêcheurs... tout cela n'est pas sérieux
Répondre au commentaire
Nom profil

18/05/2016 - 23h41 -

Attentive aux divers projets actuels d'éolien offshore, je suis étonnée de trouver dans l'Usine Nouvelle un article comportant des confusions et négligeant le troisième projet concerné par le dossier Adwen. Le journaliste n'a guère pris la peine de vérifier certains points. Il fait état de deux projets où Engie est impliqué, l'un à Dieppe, l'autre au Tréport, totalisant 124 turbines, alors que Dieppe-Le Tréport, d'une part, et Yeu-Noirmoutier, d'autre part, sont prévus chacun avec 62 turbines de 8 MW .Vers la fin, il confond débat public (qui a déjà eu lieu) et enquête publique (envisagée initialement en 2017). De plus, il omet le cas de Saint Brieuc, pourtant concerné au même titre, puisque basé, lui aussi, sur les turbines de 8 MW qu'Adwen doit fournir.
Répondre au commentaire
Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Les entreprises qui font l'actu

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle