Les syndicats de STX France déçus de leur rencontre avec Arnaud Montebourg

Les représentants des salariés ont trouvé le ministre "peu volontariste" sur l’avenir du chantier naval. De son côté, la direction nourrit peu d’espoirs à court terme sur le marché des paquebots tandis que MSC, son meilleur client, ne semble pas décidé à commander de sitôt.

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Les syndicats de STX France déçus de leur rencontre avec Arnaud Montebourg
STX chantier de Saint-Nazaire

Les syndicats du chantier naval STX France (2 100 salariés) sont sortis déçus lundi d'une nouvelle rencontre avec le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg sur l'avenir du chantier naval de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).

"On a rencontré un ministre beaucoup plus réservé qu'on avait pu le rencontrer au mois de juin où il était beaucoup plus volontariste dans la démarche", a déclaré à l’AFP, Joël Cadoret, délégué CGT, à l'issue d'une rencontre d'une heure de l'intersyndicale, en marge d'un déplacement sur le thème de la compétitivité industrielle. "On ne nous annonce pas de réelle perspective industrielle, c'est une rencontre vide de tout sens, on ne sent pas une réelle volonté politique de soutenir la construction navale."

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Interrogé sur une modification de l'actionnariat (l’Etat détenant 33,3 %), le ministre a confirmé que "pour l'instant, cette question n'est pas sur la table". Jeudi 11 octobre, lors de la traditionnelle cérémonie des pièces soudées dans la coque du MSC Preziosa, avant-dernier paquebot en construction à Saint-Nazaire, Laurent Castaing, directeur général de STX France, a admis que l’entreprise n’avait pas, dans l’immédiat, de grands espoirs dans le marché des paquebots de croisière. "Nous regardons les possibilités d'opportunités rapides dans d'autres domaines, celui des ferries, du pétrole et du gaz, très actif, et celui des énergies marines renouvelables, mais hors de France", a indiqué le dirigeant.

L’armateur italo-suisse MSC, meilleur client du chantier, a, de son côté, confirmé qu’il souhaitait marquer une pause dans les commandes. "Nous entrons dans une période de consolidation, de réflexion", indique Pierfrancesco Vago, le PDG de la compagnie. "On va regarder ce qui va se passer avec l'Europe, l'euro... L'économie manque de force et le marché de la croisière est très concurrentiel."

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