Les syndicats de Sanofi demandent une réunion tripartite

Lors d'une rencontre à l'Elysée, les représentants des salariés du groupe pharmaceutique ont réclamé une réunion réunissant direction, syndicats et gouvernement ainsi que la suspension d'un plan de restructuration qu'ils jugent innaceptable. Sanofi avait dévoilé en juillet son intention de supprimer 914 postes d'ici à 2015. Selon les syndicats, 2 000 emplois seraient menacés.

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Les syndicats de Sanofi demandent une réunion tripartite

"Nous avons rappelé notre première exigence, le retrait d'un plan inacceptable et a minima que le gouvernement et le président de la République organisent une réunion tripartite avec comme préalable une suspension de toute la procédure" de restructuration, a indiqué à l'AFP Pascal Vially, coordonnateur CFDT pour le groupe Sanofi, à la sortie d'une rencontre avec les syndicats organisée mardi 27 novembre à l'Elysée. Ils ont été reçus par des conseillers du président de la République et du ministre du Redressement productif.

Pascal Villy a ajouté qu'un réponse à leur demande d'une réunion réunissant direction, syndicats et gouvernement leur serait donnée "d'ici la fin de la semaine". Philippe Guérin, coordonnateur FO, a pour sa part indiqué être "dans l'attente positive de cette réunion qui permettrait de remettre l'ensemble du dossier à plat".

Dans la journée, près de 350 salariés du groupe s'étaient réunis devant le siège de Sanofi pour protester contre le plan de restructuration. Annoncé en juillet dernier, il prévoit la suppression de 914 postes d'ici à 2015, sans aucun licenciement.

Mais, selon les syndicats, la direction envisagerait en réalité 2 000 suppressions de postesn en prenant en compte également les mesures de départs volontaires ou de mobilités.

D'après leur décompte, 1 767 postes au total seraient en effet supprimés et 700 transférés. En contrepartie, 300 postes seraient créés à Marcy-l'Etoile, dans le Rhône, et Val-de-Reuil, dans l'Eure. L'avenir du centre de recherche de Toulouse, où travaillent 614 salariés, serait lui particulièrement menacé par ce plan.

Fin octobre, le directeur général de Sanofi, Chris Viehbacher, avait assuré que le réorganisation de la recherche visait à "accroître significativement le nombre de médicaments produits en France" et ne constituait "pas un action de réduction de coûts".

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