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Les syndicats de General Electric dénoncent une délocalisation qui ne dit pas son nom

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Publié le , mis à jour le 29/05/2019 À 17H19

Les syndicats de General Electric en France ont contesté, ce mercredi 29 mai, le plan social envisagé dans l’activité turbines à gaz en raison d'une forte baisse du marché, y voyant plutôt une volonté de délocalisation de la direction.

Les syndicats de General Electric dénoncent une délocalisation qui ne dit pas son nom
Les syndicats de General Electric en France ont contesté, mercredi, le plan social envisagé dans l’activité turbines à gaz en raison d'une forte baisse du marché, y voyant plutôt une volonté de délocalisation de la direction. /Photo prise le 5 février 2019/REUTERS/Vincent Kessler
© Vincent Kessler

Le conglomérat américain GE a annoncé mardi 28 mai l'ouverture à la mi-juin de négociations sur la suppression d’un millier d’emplois, principalement dans sa branche turbines à gaz, à Belfort et Bourogne dans le Territoire de Belfort. Ce plan, annoncé au lendemain des élections européennes, était attendu depuis plusieurs mois, le marché de l'énergie et notamment des turbines à gaz traversant une période difficile à l'échelle mondiale. Les syndicats sont vent debout contre ce plan.

"Les arguments de la direction sont totalement fallacieux. C’est un plan massif de délocalisation de notre activité. C’est une première étape avant la fermeture de l’entreprise. Il n’est pas question que nous l’acceptions", a déclaré à Reuters Philippe Petitcolin, représentant de la CFE-CGC, s’exprimant au nom de l’intersyndicale après une conférence de presse avec la CGT et Sud à Belfort.

Selon les syndicats, qui ont demandé à être reçus par le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, les documents remis par la direction prévoient le transfert d’une partie de l’ingénierie en Inde, en Pologne et au Mexique tandis que certaines activités de production iraient aux Etats-Unis et en Hongrie.

Le ministre a déclaré ce mercredi devant les députés qu'il se rendrait à Belfort "la semaine prochaine" et a dit son intention de s'entretenir au téléphone avec le président de General Electric jeudi 30 mai.

"A plein régime"

Les syndicats contestent également la nécessité d’ajuster des effectifs "qui ont été déjà été réduits depuis deux ans", alors que l’activité turbine à gaz tourne selon eux à plein régime sur les deux sites du département. Quant à la baisse du marché, elle concernerait essentiellement, selon eux, les Etats-Unis, tandis que les pays émergents et le développement des énergies renouvelables intermittentes seraient des relais de croissance.

Le site de Belfort, où General Electric a repris l’activité turbines à gaz d’Alstom en 1999, avant de racheter l’ensemble de sa branche énergie en 2015, est aujourd’hui le plus important en volumes de production et "le seul au monde où l’on trouve toutes les fonctions", assure Philippe Petitcolin.

Les engagements de GE mis à mal

General Electric emploie 16 000 personnes en France dont 9 000 dans la branche énergie. En rachetant en 2015, le pôle énergie d'Alstom pour 9,7 milliards d'euros, le conglomérat américain s'était engagé à maintenir les emplois en France pendant au moins trois ans. De ce fait, les sites français du groupe ont été jusqu'ici épargnés par les 12.000 suppressions d'emplois annoncées dans son pôle énergie en décembre 2017, en raison d'un retournement du marché mondial.

Les suppressions de postes annoncées mardi ne concernent pas la branche énergie d'Alstom reprise en 2015 et les activités de turbines à gaz qui sont concernées par le projet de plan social sont depuis 1999 la propriété de General Electric, a déclaré mercredi Bruno Le Maire devant les députés, réitérant ce qu'il avait dit la veille devant l'Assemblée nationale.

Avec Reuters (Gilbert Reilhac, édité par Danielle Rouquié)

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1 commentaire

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29/05/2019 - 23h41 -

C est la caractéristique des gouvernement depuis 40 ans ils tiennent un discours qui ne correspond en rien à leurs actes Et cela pour fair une application de leur politique en contournant la méfiance des français
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