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Quotidien des Usines

Les syndicats d'ArcelorMittal appellent à "cesser de jouer avec les salariés"

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[ACTUALISE] - ArcelorMittal fait encore la une des journaux en ce début de semaine. Après la sortie d'Arnaud Montebourg dans Les Echos, quelle est la réactions des salariés du groupe sidérurgiste en France quand le ministre du Redressement productif affirme qu'il ne "veut plus de Mittal en France"  ?

Les syndicats d'ArcelorMittal appellent à cesser de jouer avec les salariés © François Hollande - Flockr - c.c.

Sommaire du dossier

"Cessons de jouer avec les salariés !" réclame la CFDT ArcelorMittal  du site de Fos-sur-Mer.  "Entre les déclarations d'Arnaud Montebourg, celles de Michel Sapin qui le contredit et M. Mittal qui menace le gouvernement de se retirer de toutes ses activités en France si Florange est nationalisé, j'ai le sentiment qu'on joue au ping-pong avec les salariés. Cela nous est insupportable et la situation devient invivable tant à Florange (Moselle) que sur les autres sites. Que tout le monde cesse de jouer avec les salariés, leurs emplois, leurs familles et l'avenir de régions entières !" réclame Michel Tosi, délégué syndical CFDT d'ArcelorMittal à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône).

L’an dernier, le groupe dirigé par Lakshmi Mittal a investi 100 millions d'euros dans la rénovation du deuxième haut-fourneau de Fos. Environ 2 600 personnes et 1 500 cotraitants interviennent sur cette usine qui, à l'heure actuelle, ne manque pas d'activité selon le syndicaliste : "Les commandes sont là, avec une visibilité jusqu'au premier trimestre 2013 où nous devrions produire 1 million de tonnes. Toutes les entreprises ne peuvent pas en dire autant... Mais nous avons un besoin absolu d'embauches, car l'usine tourne avec 20% d'intérimaires. Plus de 150 seraient nécessaires. Mais la direction attend l'autorisation du groupe pour recruter."

La dégradation des relations entre le gouvernement et le président de Mittal ne rassure donc pas les salariés. "Beaucoup nous appellent depuis ce matin, très inquiets. Ces dissensions altèrent l'image du groupe. Les 20 000 salariés français d'ArcelorMittal ne peuvent pas apparaître comme une donnée secondaire dans ce dossier. Il ne faut pas les mettre en danger."

A Dunkerque, les salariés s’inquiètent

Les salariés de l’aciérie de Dunkerque (Nord) et de l’usine de laminage à froid de Mardyck ne se sentent pas non plus à l’abri. Si ArcelorMittal a fortement investi ses dernières années dans leurs outils de production, les dernières nouvelles sont inquiétantes. Le haut-fourneau numéro 2 de Dunkerque, actuellement à l’arrêt pour maintenance, ne redémarrera pas en janvier 2013 comme prévu initialement, faute d’une reprise de la demande de brames d’acier en Europe.

"Il n’y a plus aucune embauche en CDI depuis un an. Les départs en retraite qui sont remplacés, le sont par des CDD. C’est très inquiétant car une entreprise qui n’investit pas dans l’humain n’a pas d’avenir", indique Philippe Collet, secrétaire du comité d’entreprise et secrétaire syndical CGT d’ArcelorMittal Dunkerque. Ils sont aujourd’hui 3 000 salariés Mittal à travailler à Dunkerque et 550 à Mardyck.

Plus 1 500 salariés en sous-traitance qui sont affectés aux tâches les plus risquées comme le nettoyage des poches et des rigoles. Les deux usines sont soumises à des mesures de réduction de dépenses à tout va qui risque. Les dépenses de maintenance auraient été réduites sur le site de Dunkerque car la direction les trouvait trop élevées.

Ici aussi, les salariés pensent que Mittal leur ment. "Depuis la crise de 2009, les informations nous sont données au compte goutte, mois après mois. La direction ne nous présente aucune gestion prévisionnelle des emplois et des compétences alors qu’elle y est engagée", précise Philippe Collet. Ici dans le Nord, les salariés disent naviguer à vue. Pour Jean Pierre Delannoye, responsable régional CGT métallurgie, le fait que 80 % de la production des sites dunkerquois d’Arcelor Mittal est destinée à l’automobile n’arrange rien à l’affaire : "Si nous voulons sauver les sites d’ArcelorMittal en Europe, il faut que le politique prenne le pas sur l’économie. Sinon ils fermeront tous leurs portes les uns après les autres. Même ceux de Dunkerque."

Jean-Christophe Barla et Geneviève Hermann

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