LES SURPRISES DE L'ALLEMAGNE

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LES SURPRISES DE L'ALLEMAGNE



Selon l'Office fédéral allemand des statistiques, la consommation des ménages est en hausse de 1,3% en 1994, alors que la plupart des économistes prévoyaient un recul. C'est que les Allemands ont ponctionné leur épargne. Le taux d'épargne a baissé de 1,7% (de 12,3% à 11%), alors que les revenus salariés n'ont augmenté que de 2,1%. A comparer au revenu disponible des ménages allemands, qui a augmenté de 2,5%, soit moins que l'inflation (3%). La faiblesse de la demande intérieure n'étant pas aussi grave qu'on aurait pu le penser, les partisans de la relance ont encore moins de chances d'être entendus par le chancelier Kohl, qui a d'ailleurs créé une taxe de solidarité de 7,5%. Ayant fait le choix de la ponction fiscale, le gouvernement allemand s'est donné une marge de manoeuvre dans les négociations avec les syndicats sur les salaires. On se souvient que, en 1992, la taxe de solidarité avait été compensée par des augmentations de salaires substantielles. L'Allemagne n'est pas avare de surprises. Alors que les instituts de conjoncture pronostiquaient 1,5% de croissance pour 1994, le PIB atteint 2,8%, contre 1,1% en 1993. L'écart entre l'Ouest (+2,3%), l'Est (-1,7%) et les nouveaux Länder est important. Comme en France, la croissance a été nourrie par les exportations. Mais le logement a contribué à l'amélioration de la situation outre-Rhin.



USINE NOUVELLE N°2486

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