Les sucriers européens commencent leur restructuration

[Actualisé] Alors que les cours du sucre sont au plus bas, le numéro 1 mondial du sucre, l’allemand Sudzucker, a annoncé un plan de restructuration et la diminution de ses capacités de production de l’équivalent de 700 000 tonnes. 2 sucreries françaises: celle de Cagny dans le Calvados et d'Eppeville dans la Somme sont concernées. 

 

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

Les sucriers européens commencent leur restructuration
Les sucriers européens font face à la baisse des cours

A LIRE AUSSI
Face à la chute des cours du sucre, on s’attendait à une réaction des industriels du secteur. Le premier à dégainer aura été le numéro 1 mondial, l’Allemand Sudzucker. Il vient, en effet, d’annoncer vouloir réaliser des économies de 100 millions d’euros à travers une coupe de ses effectifs administratifs et une réduction de sa capacité de production allant jusqu'à 700 000 tonnes.

Des cours historiquement bas

Cette annonce fait suite à une baisse significative de ses résultats au 3ème trimestre. Comme tous les acteurs du secteur, Sudzucker est affecté par une récolte 2018/2019, considérée comme mauvaise et provoquée par les conditions climatiques difficiles (pluies tardives et fortes chaleurs estivales) qui ont touché l’Europe en 2018.

VOS INDICES

source

logo indice & contations

Le contenu des indices est réservé aux abonnés à L’Usine Nouvelle

Je me connecte Je m'abonne

Le marché du sucre est par ailleurs confronté à une chute de ses cours mondiaux. Les choix engagés par les acteurs européens, qui en septembre 2017, à la veille de la fin des quotas n’ont pas hésité à demander à leurs coopérateurs d’étendre la surface de production ainsi que les bonnes performances des producteurs brésiliens, indiens ou thaïlandais ont fait dévisser les cours de 20,6% en 2018 pour tomber jusqu'à 320 euros la tonne, leur plus bas depuis 2008.

D’après les chiffres communiqués fin 2018 par l’Organisation mondiale du sucre, un surplus serait toujours enregistré à l’échelle mondiale au terme de la campagne 2018-2019, avec 180 millions de tonnes produites, 178 Mt consommées et des stocks qui s’apprécieraient pour la troisième année consécutive, à 93 Mt.

2 usines francaises arrêtées

Propriété de 29 sucreries en Europe, Sudzucker est également présent en France à travers la marque Saint Louis. 3ème sucrier français, il possède 4 sucreries en Europe. Lors du comité central de la marque, qui s'est tenu ce 14 février, le groupe industriel a annoncé que ce virage stratégique se traduirait par la fermeture des unités de

A LIRE AUSSI
dans le Calvados et d'Eppeville dans la Somme. Le site de conditionnement de Marseille est également affecté.

L'arrêt des outils de production devrait être effectif dès la campagne 2020-2021. Une décision que déplore la Confédération Générale des planteurs de Betteraves "Cela représente 36 000 ha de betteraves et 500 000 tonnes de sucre soit près de 10 % de la production française". Au total, 2500 agricultures sont concernés par la fermeture des sites et plus de 250 emplois sont menacés.

Pas de restructuration chez les industriels français

Mais la nouvelle stratégie allemande pourrait donner des idées à ses concurrents européens. Car l’industriel n’est pas le seul pénalisé par la baisse des cours.

En France, Cristal Union adopte le même discours musclé que son voisin outre-Rhin. En marge d'une conférence sur le sucre à Dubaï, le président de la coopérative française Alain Commissaire a évoqué la nécessité de consolider le marché du sucre européen et anticipe la fermeture de plusieurs sucreries en Europe dans les années qui viennent : "On peut dire que tout le monde s'observe et encore plus quand certains d'entre nous rencontrent des difficultés (...) Les deux ou trois prochaines années seront très intéressantes" a expliqué le patron de Cristal Union.

De son côté, Tereos, numéro 2 mondial du secteur annonce une baisse de ses rendements de 5 % sur la campagne 2018/2019.
Mais pour le moment, l’industriel nordiste réfute l’idée de toute restructuration ou fermeture de site. Il a toutefois proposé à ses planteurs, sur la base du volontariat, de réduire de 5% la surface de betteraves cultivées. Une initiative, selon les déclarations de François Leroux, président du Conseil de Surveillance de Tereos, qui a rencontré peu de succès.

Partager

SUJETS ASSOCIÉS
NEWSLETTER Agroalimentaire
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.

Recevez directement leurs décryptages et analyses dans votre boîte mail:

Votre demande d’inscription a bien été prise en compte.

L'inscription aux newsletters vaut acceptation des Conditions Générales d'Utilisation. Lire la suite

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes du : Groupe Moniteur Nanterre B 403 080 823, IPD Nanterre 490 727 633, Groupe Industrie Service Info (GISI) Nanterre 442 233 417. Cette société ou toutes sociétés du Groupe Infopro Digital pourront l'utiliser afin de vous proposer pour leur compte ou celui de leurs clients, des produits et/ou services utiles à vos activités professionnelles. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

Fermer
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS