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L'Usine Santé

Les substances chimiques persistent dans les serviettes hygiéniques, selon 60 millions de consommateurs

Sybille Aoudjhane , , , ,

Publié le

Le mensuel 60 millions de consommateurs réitère son signal d'alarme face à la présence de résidus de substances chimiques dans les produits d'hygiène intime. Même si la présence des résidus se trouve en dessous des seuils réglementaires, le média les juge trop élevés. 

Les substances chimiques persistent dans les serviettes hygiéniques, selon 60 millions de consommateurs
Le mensuel 60 millions de consommateurs tire à nouveau le signal d'alarme.
© Anses

Après les couches, les produits de protection hygiénique. Le magazine 60 millions de consommateurs alerte une nouvelle fois sur les composants utilisés dans les produits de protection périodique comme les tampons ou serviettes hygiéniques. Pour eux, "trop de marques" restent floues quant à la transparence des produits utilisés et la présence de ces produits chimiques persiste."

En l’absence de réglementation contraignante, les marques n’ont pas l’obligation d’afficher la composition de ces produits, sauf s’ils incorporent une lotion ou l’une des 26 substances parfumantes allergènes listées dans le règlement européen sur les cosmétiques", déplore le magasine.

Plus de transparence...

"Sur les 15 références de notre essai, comme les serviettes Saforelle, Love & Green et les tampons Tampax, Nett, Organyc, JHO et Natracare, seule la moitié affichent les composants sur l’emballage", dénonce 60 millions de consommateurs. Et précise : "les produits à base de coton biologique ont tendance à être plus transparents sur les composants de chaque partie (voile de surface, cœur absorbant…) que ceux des autres marques, qui se contentent d’une liste générale détaillée seulement sur leur site web." 

"Les marques de distributeurs (Carrefour, Doulys-Elerclerc, Labell-Intermarché, Siempre-Lidl) en revanche ne mettent pas à disposition la liste exhaustive de leurs composants". Le média a donc fait le test sur 15 produits (huit références de tampons et sept références de serviettes périodiques) pour rechercher les matières toxiques. Des traces de pesticides ont particulièrement été recherchées comme le glyphosate, des phtalates et des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). 

... et de réglementations

Le media avait déjà tiré le signal d’alarme "en 2016 après avoir trouvé des résidus de molécules toxiques dans les tampons et serviettes", indique Sylvie Metzelard dans l’éditorial du nouveau numéro. Cette même année l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) avait été saisie par la Direction générale de la santé (DGS) et la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) pour réaliser cette enquête. L’Anses avait publié son rapport en juillet 2018.

Elle confirmait que des substances chimiques "ont été identifiées dans ces produits" mais "en très faible concentration et sans dépassement des seuils sanitaires". L’Agence n’avait pas mis en évidence de risques liés à ces substances. Elle adopte alors une posture de recommandation auprès des industriels qui devraient "réduire au maximum la présence des substances chimiques".

Face aux critiques, le syndicat des fabricants Group’hygiène a réagi quelques heures après la publication de l'article à charge du mensuel. Les industriels renouvellent leurs arguments : "l'Anses a clairement conclu en juillet dernier l'absence de risques pour l'utilisation de ces produits".  Ils ajoutent que "les tampons et les serviettes périodiques sont fabriqués selon des règles strictes, comprenant une sélection rigoureuse des matières premières", selon les directive et règlement européens.

Group’hygiène confirme que certaines substances ont été détectées mais considère que "celles-ci le sont à l'état de traces, à un niveau largement inférieur aux seuils sanitaires. Le niveau peut être si faible qu'il équivaut à un carré de sucre dans 2 000 piscines olympiques". L'existence de ces substances peut s’expliquer par leur présence avant transformation dans l’écosystème agricole et l’environnement, avance le syndicat.

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