Les stress tests en Europe jugés positifs par les investisseurs

LONDRES (Reuters) - Plus d'un tiers des investisseurs s'attendent à ce que les banques européennes lèvent des fonds importants dans les prochains six mois à la suite des tests de résistance passés par 91 établissements dont les résultats ont pourtant révélé peu d'échecs, selon une étude.

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Les stress tests en Europe jugés positifs par les investisseurs

L'enquête menée auprès de 166 investisseurs par Bank of America Merrill Lynch a montré que 67% d'entre eux jugent les tests de résistance positifs, estimant qu'ils avaient accru la transparence du secteur, notamment en ce qui concerne les données relatives aux portefeuilles de dettes souveraines.

Pour autant, les investisseurs pensent plutôt que les tests n'ont pas été suffisamment durs et que le niveau total de manque de fonds propres de 3,5 milliards d'euros annoncés vendredi soir est trop faible.

BofA Merrill Lynch annonce que 38% des investisseurs interrogés anticipent une levée importante de fonds propres de la part des banques sur le marché au cours des six à 12 prochains mois.

"Je ne prévois pas trop d'augmentation de capital de la part des banques à court terme, mais je crois que plusieurs banques européennes semblent un peu courtes en fonds propres et qu'elles devraient émettre des actions plus tard dans l'année", souligne Craig Coben, chef des marchés européens d'actions chez BofA Merrill Lynch.

"Je m'attends à ce que les augmentations de capital viennent en premier lieu des banques de taille moyenne, même s'il est possible qu'un champion national puisse également venir sur le marché (...) un bilan solide va également offrir un avantage concurrentiel dans l'environnement actuel", ajoute-t-il.

Sur les 166 investisseurs interrogés, 77% disent qu'ils pourraient investir dans le secteur bancaire, mais à un bon prix.

Cependant, les fonds propres ne constituent pas la problématique la plus importante pour les banques européennes. De fait, 56% des investisseurs interrogés pensent que les questions de liquidité et de financement sont les éléments clés, alors que 27% mettent en avant la génération de bénéfice et 11% seulement les fonds propres.

Les trois quarts des investisseurs ont dit que les tests de résistance n'avaient pas suffisamment "stressé" les banques, mais une majorité concède qu'un ratio de solvabilité de 6% constitue un niveau approprié.

La moitié des investisseurs ont désigné l'Allemagne comme étant le pays ayant le plus déçu à l'issue de ces tests, suivie par l'Italie, désignée comme tel par 23% des investisseurs.

Steve Slater et Chris Vellacott, Alexandre Boksenbaum-Granier pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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