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Les start-up se jettent dans la mêlée

Publié le

Malgré le poids des grands acteurs et les difficultés du développement de vaccins, quelques centaines de start-up sont bien décidées à faire parler d'elles.

Profitant des dernières avancées scientifiques et technologiques, quelques centaines de start-up dans le monde comptent bien se faire une petite place dans les vaccins, à côté des grands acteurs internationaux. Très réactives, elles sortent du champ d'application classique des maladies infectieuses pour tester des produits contre les cancers, l'hypertension, l'Alzheimer... Le strasbourgeois Transgene est l'une de ces sociétés, qui développe des produits contre plusieurs types de cancers (poumons, lymphome...). Le plus avancé d'entre eux, qui vise le cancer du col de l'utérus, doit démarrer des essais cliniques de phase III à la fin de cette année, grâce au partenariat signé avec le groupe pharmaceutique suisse Roche l'été dernier. A la même période, Transgene (près de 200 salariés) a levé en Bourse plus de 100 millions d'euros. Preuve, s'il en est, de l'intérêt suscité par cette approche.

des techniques de culture plus modernes

A côté de ces entreprises dédiées à la mise au point de vaccins inédits, d'autres ont choisi de concentrer leurs efforts au niveau des éléments qui augmentent l'efficacité de la vaccination. « Une petite vingtaine de start-up se sont focalisées sur les adjuvants, qui préparent le système immunitaire à répondre au vaccin. Une cinquantaine d'autres s'attachent à amener les vaccins jusqu'aux bonnes cellules avec des liposomes ou des séquences d'adressage spécifiques », explique Vincent Serra, le PDG de Wittycell. Enfin, certaines ont mis au point des techniques modernes de production sur cellules en culture.

Le nantais Vivalis est l'une des trois entreprises en Europe à proposer de la bioproduction de vaccins à façon. « Nous avons signé 21 partenariats dans les vaccins. Notre lignée cellulaire EBx permet de multiplier plus de 25 familles différentes de virus », précise Franck Grimaud, le président du directoire de Vivalis. Cotée en Bourse depuis juin 2007, la PME d'une soixantaine de salariés possède deux zones de production pour les besoins de lots de vaccins des phases I à III des essais cliniques.

Mais quel avenir pour ces petites structures ? « Chacun d'entre nous rêve d'amener ses propres produits jusqu'au marché », indique Stefan Fischer, le PDG de Mutabilis. Mais les barrières d'entrée sont très hautes. « Les petites entités sont sur des technologies bien précises qui ne concernent qu'une partie du puzzle conduisant à un vaccin. Des collaborations ou des acquisitions avec les acteurs internationaux sont un mouvement naturel », souligne Didier Hoch, le PDG de Sanofi Pasteur MSD (entreprise commune de Sanofi Pasteur et Merck).

Certaines relèvent pourtant le défi et comptent bien commercialiser elles-mêmes des vaccins, tout en signant en parallèle des licences ou des codéveloppements pour d'autres. « Il faut des capacités financières énormes pour réaliser les essais cliniques de phase III. Une PME pourra néanmoins conserver certaines niches », estime Franck Grimaud. L'autrichien Intercell (250 salariés) s'appuie ainsi sur des partenariats avec les plus grands, tels Novartis, Wyeth, Merck ou Sanofi Pasteur, et attend le feu vert des agences réglementaires américaine et européenne au second semestre 2008 pour son premier vaccin contre l'encéphalite japonaise (50 000 cas par an). Même envie chez Transgene. « Dans quatre ou cinq ans, notre objectif est d'être une société intégrée et de commercialiser nos produits », signale Philippe Archinard, son directeur général. Et de suivre la voie tracée par le néerlandais Crucell (213 millions d'euros de chiffre d'affaires, près de 1 100 salariés), qui commercialise six vaccins dans le monde. Pour rester indépendant et atteindre une certaine masse critique, il n'a pas hésité à acquérir le suisse Berna Biotech (380 millions d'euros en échange d'actions) et le suédois SBL Vaccin, en 2006, pour 39,4 millions d'euros en cash.

Dans le sillon de la lutte contre le bioterrorisme

Enfin, les entreprises de biotechnologies ont trouvé le soutien efficace du gouvernement américain, engagé dans la lutte contre le bioterrorisme. Le projet Bioshield réserve près de 6 milliards de dollars sur dix ans, dont une partie est allouée au développement de vaccins. L'américain Acambis, qui garde un pied au Royaume-Uni, a ainsi développé une nouvelles formule de vaccin contre la variole et est en train de négocier un contrat sur le long terme avec l'administration américaine afin d'assurer le maintien de capacités de production. Des financements et un savoir-faire qui sont utilisés pour ses autres programmes de vaccins. A quelque chose malheur est bon ! .

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