Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Les start-up françaises de la cybersécurité, innovantes mais pas disruptives

Hassan Meddah , ,

Publié le

Selon le cabinet Wavestone, les start-up tricolores manquent d'audace technologique. Moins de 20% d'entre elles se risquent à créer de nouvelles solutions en matière de cybersécurité.

Les start-up françaises de la cybersécurité, innovantes mais pas disruptives
La France compte près de 130 start-ups dans le domaine de la cybersécurité
© Artur Marciniec - Fotolia

Bonne nouvelle! La France compte de plus en plus de start-up dans le domaine de la cybersécurité. Le cabinet Wavestone a dénombrées dans le cadre de son rapport "Le radar de la cybersécurité", publié mardi 18 septembre. "Si l’an dernier, la France comptait 100 start-up en matière de cybersécurité, aujourd’hui leur nombre a augmenté de 29%. En termes d’emplois, cela représente plus de 1 100 emplois directs, sur différents pôles économiques (Paris en tête, Lyon, Rennes ou encore le sud de la France)", précise le document.

Leur force : les start-up ont su habilement se positionner sur les principaux sujets porteurs en terme de business, de la blockchain au RGPD (le règlement européen de la protection des données). Leur faiblesse : un manque d'ambition vis-à-vis de l'innovation. Seulement 19% se risquent à créer de nouvelles solutions en matière de cybersécurité.

Et elles n'ont pas d'excuse. Les grandes entreprises sont de plus en plus demandeuses de technologies disruptives. Elles exigent toutefois des solutions "sectorielles", c'est à dire conçues pour répondre aux problématiques propres de leur secteur d'activité. La start-up Trustpair qui cible le marché des directions financières, fait figure d'oiseau rare en matière de ciblage d'offre.

 

Accélérer à l'étranger

Ces petites structures payent au prix fort leur manque d'audace technologique. "Malgré des levées de fonds emblématiques, les investissements ne sont pas encore au rendez-vous", déplorent les auteurs de l'étude, Gérôme Billois et Jules Haddad. Des solutions existent toutefois. Le cabinet Wavestone avance la possibilité pour les grands groupes de financer les POC ("proofs of concept") "qui prennent du temps et des ressources aux start-up et qui sont incompatibles avec leur fragilité économique".

Autre piste avancée: copier ce qui se fait de mieux à l'étranger ! Et notamment la création d'un incubateur dédié à la cybersécurité tel que l'accélérateur privé Cylon ou celui du centre national pour la cybersécurité d'Outre-Manche. L'étude évoque un dernier écueil de nos start-up : leur timidité à franchir les frontières. Malgré quelques bons élèves comme les société Vadesecure et Tanker qui ont séduit de grands clients à l'international avec leur offre anti-phishing et de chiffrement, seulement 24% d'entre elles auraient développé une activité significative à l'étranger.

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle