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Les sous-traitants de l’éolien offshore en ordre de bataille à Saint-Nazaire

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Alors que s’ouvre à Nantes ces 13 et 14 décembre, le colloque national sur l’éolien organisé par le Syndicat des énergies renouvelables (SER), les PME installées dans les pays de la Loire, notamment autour de Saint Nazaire, sont prêtes à conquérir le marché émergent de l’éolien offshore.

Les sous-traitants de l’éolien offshore en ordre de bataille à Saint-Nazaire © Tochis - Flickr - C.C.

Ils sont en ordre de bataille. Les sous-traitants industriels de la région de Saint-Nazaire sont bien décidés à décrocher une partie du marché de l’éolien offshore. 75 entreprises se sont regroupées en 2011 au sein du réseau régional Neopolia-Energies marines renouvelables basé à Saint-Nazaire. Fondeurs, chaudronniers industriels, spécialistes de l’électrique et l’électronique, du prototypage ou encore de l’isolation phonique et thermique, ces PME comptent 60 salariés en moyenne.

"Ces entreprises se sont regroupées pour aller chercher de nouveaux marchés en dehors de leurs activités traditionnelles que sont le naval et l’aéronautique", rappelle Christophe Clergeau, le vice-président de la région des pays de la Loire en charge du développement économique. Convaincues que le marché des énergies marines renouvelables est une voie d’avenir, elle ont fait appel à STX, le spécialiste de la construction navale qui entend lui aussi se positionner sur ce nouveau marché, afin de bénéficier de la présence d’un acteur de poids.

Ces PME entendent bien faire de l’éolien offshore une source de diversification de leurs activités. A l’image de Loïck Anger, le patron de l’entreprise Besné Mécanique de Précision (100 personnes). Son bureau d’étude spécialisé dans la mécanique et les matériaux métalliques et composites, qui réalise actuellement 50% de son chiffre d’affaires dans l’aéronautique et moins de 5% dans les énergies marines, compte faire passer cette part à 15 - 20% d’ici cinq ans.

La présence du géant Alstom à Saint-Nazaire devrait un créer un effet d’entraînement pour toutes ces entreprises. Le groupe français s’apprête en effet à construire une usine de générateurs et de nacelles à Montoir-de-Bretagne sur un terrain appartenant au port de Saint-Nazaire. La première pierre devrait être posée en janvier 2013 pour un démarrage de la production en 2014. Cette usine devrait produire 100 machines par an pour alimenter le marché français et européen.

Au-delà de la fourniture de composants et de la réalisation d’équipements pour aérogénérateurs, le réseau Neopolia s’est attaqué à la conception de nouvelles offres.

"Nous sommes en train de développer des petits bateaux de servitude", avance Jean-Claude Pelleteur, le président de Neopolia, ancien patron de la PME de chaudronnerie SMC. Cinq entreprises se sont associées pour mettre au point ces bateaux permettant d’assurer la maintenance en mer des éoliennes ou de faire du monitoring de parcs. L’objectif ? Commercialiser l’offre en France mais aussi à l’export dans les autres pays européens ayant misé sur l’éolien offshore. Le réseau d’entreprises s’est en parallèle attaqué à la réalisation d’équipements pour l’installation des champs en mer (sous stations électriques, jacket…) avec STX France. "Nous évaluons que pour un emploi direct créé chez les donneurs d’ordre, il y a création de trois emplois indirects dans les PME", affirme Jean-Claude Pelleteur.

Enfin, le réseau Neopolia a déposé, dans le cadre des investissements d’avenir, un projet (baptisé EMeRgence et conduit en partenariat avec DCNS, STX et Bretagne Pôle Naval) visant à structurer au plan national la filière industrielle des PME et PMI sur les énergies marines. "L’idée nouvelle est de faire en sorte que les PME participent à la structuration de la filière, expose Jean-Claude Pelleteur, il y aura besoin de PME qui devront investir afin de vendre leurs offres ailleurs". Les acteurs espèrent une réponse favorable pour ce projet de 6 millions d’euros en février prochain.

A Saint Nazaire, Camille Chandès

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