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Les sanctions américaines retarderont le projet Nord Stream 2, admet un élu du parti de Merkel

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Publié le , mis à jour le 23/12/2019 À 13H49

Les sanctions que Washington menace d'imposer aux entreprises participant à la réalisation du gazoduc Nord Stream 2 entre la Russie et l'Allemagne vont retarder le projet de plusieurs mois et en augmenter le coût, a déploré ce 23 décembre un élu de l'Union chrétienne-démocrate (CDU) de la chancelière Angela Merkel.

Les sanctions américaines retarderont le projet Nord Stream 2, admet un élu du parti de Merkel
Les sanctions que Washington menace d'imposer aux entreprises participant à la réalisation du gazoduc Nord Stream 2 entre la Russie et l'Allemagne vont retarder le projet de plusieurs mois et en augmenter le coût, a déploré lundi Peter Beyer (photo), élu de l'Union chrétienne-démocrate (CDU) de la chancelière Angela Merkel. /Photo d'archives/REUTERS/Fabrizio Bensch
© Fabrizio Bensch

Trump ralentit le chantier du gazoduc reliant la Russie à l'Allemagne. Le président américain a adopté un décret prévoyant des sanctions à l'encontre des sociétés participant au projet Nord Stream 2. Le groupe pilotant le projet s'est dit déterminé à achever les travaux aussi vite que possible malgré la décision d'un sous-traitant de suspendre ses activités de crainte d'encourir des sanctions américaines.

"Les sanctions vont retarder l'achèvement du gazoduc Nord Stream 2", a déclaré l'élu conservateur Peter Beyer à la radio publique allemande. "Mais je pense qu'il sera achevé au second semestre de l'année prochaine."

Le gazoduc, dont Washington estime qu'il rendra l'Europe trop dépendante des livraisons russes, devait à l'origine entrer en service au premier semestre 2020.

"Il y a des solutions alternatives, qui vont augmenter les délais et les coûts", a ajouté l'élu de la CDU.

A Moscou, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a dit espérer que les sanctions américaines n'affecteraient pas la réalisation du projet. Il a jugé prématuré de parler de mesures de rétorsions, tout en prévenant que l'initiative des Etats-Unis ne resterait pas sans réponse.

Avec Reuters (Joseph Nasr, avec Anton Kolodiajni, version française Tangi Salaün)

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