Quotidien des Usines

Les salariés PSA d’Aulnay en appellent au président de la République

, , , ,

Publié le

Alors qu’un comité central d’entreprise doit se tenir ce 15 décembre, les syndicats de l’usine PSA Peugeot Citroën en Ile-de-France demandent des garanties sur l’avenir du site.

Les salariés PSA d’Aulnay en appellent au président de la République © DR

C’est dans une lettre ouverte que les syndicats interpellent ce 15 décembre le président de la République Nicolas Sarkozy. "Monsieur le Président, nous demandons d'intervenir pour que puisse se tenir une réunion tripartite Etat-PSA-syndicats dans le but d'aboutir à un accord, garanti par l'Etat, assurant le maintien de tous les emplois sur le site d'Aulnay, au moins jusqu'en 2016", souligne la lettre. 2016 est la date prévue pour la fin de la fabrication de la C3. Or, en juin la CGT avait révélé un document de travail interne à la direction, qui mentionnait une probable fermeture du site. 

En dehors de l’aide de l’Etat, les salariés réclament que le groupe PSA s’engage à discuter et attribuer à Aulnay un nouveau véhicule de remplacement de la C3. "Etant donné la gravité de la situation, les travailleurs d'Aulnay ne peuvent pas se contenter de promesses orales. Les engagements quant à leur avenir doivent être consignés par écrit", estiment-ils.

Le courrier est signé par les syndicats SIA, CGT, FO, CFTC, Sud, CFDT et la CFE-CGC. Il est aussi adressé en copie au candidat à l’élection  présidentielle pour le parti socialiste, François Hollande. Le courrier doit être lu lors d’une conférence de presse ce jeudi à l’extérieur de l’usine à 14h.

Plusieurs scénarios

Lors de son audition devant les députés de la commission des affaires économiques le 14 décembre, le patron du groupe, Philippe Varin, a assuré que toutes les pistes étaient à l’étude concernant l’avenir du site et que plusieurs scénarios allaient être envisagés. Il assure que la C3 sera produite sur le site jusqu’en 2014. Mais la chute de la production préoccupe aussi les syndicats. Notamment suite à la présentation du plan d’économies du groupe estimé à 800 millions d’euros en Europe en 2012 avec la suppression de 6 000 emplois.

"Cette décision est d'autant plus inadmissible que PSA est une des entreprises les plus riches de ce pays, qui en outre continue de faire des bénéfices et dispose de 11 milliards d'euros de fonds propres", soulignent les salariés.

Cette démarche syndicale va dans le sens de celle réclamée par la CGT en novembre. A l’époque le syndicat réclamait un accord tripartite, entre l’Etat, le groupe et les salariés, engageant le groupe à ne fermer aucun site en France.

Reste que selon l’AFP qui a eu accès à un document de la direction, les sites de Sochaux, d’Aulnay et de Rennes seraient les plus touchés par les 1 900 suppressions de postes prévues en 2012 en France. Sur les sites de production, 1 019 postes seraient supprimés dont 223 à Sochaux, 147 à Rennes, 140 à Aulnay (Seine-Saint-Denis), 110 à Mulhouse, 80 à Poissy. A cela s’ajouteraient 495 suppressions de postes dans la R&D et 400 dans les postes de direction.

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte