Les salariés et la direction de Neo Sécurité reçus à l’Elysée

[ACTUALISE] - Comme demandé le matin même, les syndicats de l’entreprise de sécurité ont rencontré le 25 avril le secrétaire général de l'Elysée, Xavier Musca.

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

Les salariés et la direction de Neo Sécurité reçus à l’Elysée

"Il nous a indiqué qu'il découvrait le dossier mais que la priorité pour l'Elysée était de sauver les emplois, a précisé à l'AFP Adrien Leforestier, délégué central CFDT. Il n'y a pas eu beaucoup d'avancées, mais ils nous ont dit qu'ils allaient surveiller de près le dossier".

Peu avant la rencontre avec les syndicats, c’est le patron de l’entreprise, Jean-Michel Houry, qui a été reçu à l’Elysée.

Du côté de l'Elysée, on indique ce 26 avril que "l'Etat est disposé à faire un effort financier supplémentaire et qu'il mettra tout en oeuvre pour assurer la pérennité des emplois et des activités de l'entreprise. A cet effet, l'Etat est disposé à consentir un effort financier supplémentaire et à mobiliser les structures d'appui au financement en fonds propres des entreprises".

nouveaux investisseurs

Quant au ministre du Travail, Xavier Bertrand, de nouveaux investisseurs sont "pressentis". Il n'a pas révélé de noms, mais a assuré que l'Etat avait déjà beaucoup aidé ce groupe. "Il avait des dettes vis-à-vis de l'Etat" et "l'Etat n'a pas demandé le paiement de ces dettes pour ne pas fragiliser la société", a expliqué M. Bertrand sur LCI.

"Un plan a été mis en oeuvre fin 2011. Aujourd'hui, on a besoin de nouveaux investisseurs, ils sont d'accord, ils ont rencontré hier (mercredi) le secrétaire général de l'Elysée, Xavier Musca pour faire un point précis" a souligné le ministre.

L’entreprise compte actuellement 5 000 salariés. Elle s’est déclarée mardi dernier en cessation de paiement auprès du tribunal de commerce de Paris. Une décision est attendue le 3 mai. Mais les salariés ont demandé à ce que le dossier soit pris en charge par l’Elysée, pour éviter une casse sociale.

La société avait été constituée en mars 2009 lorsque Jean-Michel Houry, un ancien dirigeant de la Brink's, aujourd'hui patron du groupe dont il possède 30%, et d'autres cadres avaient repris les activités françaises, très déficitaires, du groupe britannique G4S. La restructuration envisagée au moment de la reprise ayant pris du retard, Neo Sécurité avait été placé en procédure de sauvegarde en mars 2011.

Les difficultés du groupe ont été aggravées par le renoncement du fonds d'investissement IPE, qui devait apporter 25 millions d'euros en deux étapes en échange de 70% du capital. Le repreneur a préféré jeter l'éponge début avril, après un examen approfondi des comptes.

Partager

LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

  • Recherche le contact d'un décideur ou d'une entreprise industrielle

    AVRIL
ARTICLES LES PLUS LUS