Les salariés des TPE appelés aux urnes

Le scrutin qui s’ouvre demain, à 9 heures, pour les 4,6 millions de salariés des très petites entreprises et employés à domicile, comptera pour désigner, au printemps, les syndicats représentatifs au niveau national et dans les branches.

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Les salariés des TPE appelés aux urnes

C’est parti pour les élections professionnelles dans les très petites entreprises. Elles démarrent mercredi 28 novembre à 9 heures, sur internet et par courrier postal. Les 3,5 millions de salariés d’entreprises de moins de 11 salariés, et le 1,1 million d’employés à domicile, sont appelés, pour la première fois, à voter pour une organisation syndicale, d’ici le 12 décembre, 19 heures.

Pas question d’élire un homme ou une femme à un poste quelconque. Il s’agit de mesurer le poids des différents syndicats auprès des salariés de ces petites structures, souvent oubliés des grandes décisions sociales. Les 4,6 millions d’électeurs voteront donc "sur sigle". Sur l’ensemble du territoire, 40 syndicats sont candidats. Mais le scrutin se déroule au niveau régional, par branche, et par collège (cadres ou non-cadres). Bilan : chaque électeur devra choisir entre 8 et 13 syndicats au maximum. Neuf organisations syndicales sont présentes dans toutes les régions : les cinq représentatives, Solidaires, l’UNSA, la Confédération nationale du travail (CNT) et la Confédération autonome du travail (CAT). D’autres, corses, bretonnes, guadeloupéennes, guyanaises, ne sont candidates que dans leur région. Et certaines n’existent que dans leur branche (professionnels de la santé, travailleurs portuaires, gardiens d’immeubles…).

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Les voix venues des TPE s’ajouteront à celles exprimées depuis quatre ans par les salariés des entreprises plus grandes, dans le cadre de leurs élections professionnelles, et à celles des agriculteurs, qui voteront en février. A l’arrivée, au printemps 2013 : une nouvelle liste de syndicats dits représentatifs. Dans le système français, eux seuls sont habilités à négocier les conventions collectives - il en existe 700 - au niveau des branches, à participer à la gestion des organismes paritaires, de la Sécurité sociale ou de l’Assurance chômage, et à négocier, au niveau interprofessionnel, avec le patronat et l’Etat dans le cadre des réformes sociales.

Les cinq confédérations considérées comme représentatives par décret depuis les années soixante (CFDT, CGT, CFE-CGC, FO, CFTC) voient donc leur légitimité remise en cause. Il faudra avoir obtenu 8% des voix au niveau national pour y être considéré comme représentatif (même pourcentage pour être représentatif dans une branche). Objectif de cette réforme de la représentativité syndicale : rapprocher les organisations des salariés, mieux prendre en compte leurs aspirations. La CFTC, dont l’audience est la plus faible, craint d’être exclue de la liste des heureux élus. Le scrutin confortera vraisemblablement les deux grosses confédérations que sont CGT et CFDT. La CFE-CGC, dont l’audience sera mesurée dans le seul collège cadres, n’est pas menacée.

Vu l’enjeu, toutes les organisations syndicales se battent férocement sur internet, à coup de vidéos et présence sur les réseaux sociaux, pour obtenir les voix des salariés de TPE. Théoriquement, 4,6 millions de voix peuvent réellement faire pencher la balance. En réalité, le taux de participation risque d’être très faible, le ministère du Travail lui-même, organisateur du scrutin, tablant sur 10%. Et là, leur influence sur la représentativité syndicale sera plus marginale.

Vous pouvez trouver les renseignements et voter sur le site dédié.

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