Les salariés de Pilpa attaquent en référé le plan de sauvegarde de l’emploi

Le comité d’entreprise de Pilpa, qui rencontrait ce 17 octobre le commissaire au Redressement productif, va attaquer en référé le plan de sauvegarde de l’emploi. Le groupe R&R, acquéreur de Pilpa en août 2011, a annoncé en juillet 2012 la fermeture de l’usine de desserts surgelés de Carcassonne (Aude), qui emploie 124 salariés.

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Les salariés de Pilpa attaquent en référé le plan de sauvegarde de l’emploi

Le comité d’entreprise de l’usine Pilpa de Carcassonne (Aude), qui s’est réuni le 15 octobre, a décidé de contester devant le tribunal de grande instance la régularité et la validité du plan de sauvegarde de l’emploi et de la procédure. Le CE, qui s’est déjà adjoint l’expertise du cabinet Progexa, a pris pour avocat Amine Ghenim (tous deux interviennent auprès des salariés de Fralib). "Nous avons notifié notre assignation à la direction et nous avons jusqu’à la semaine prochaine pour déposer le référé, précise le 17 octobre le délégué du personnel Éric Pili. Nous contestons la faiblesse des reclassements proposés - 10 postes en France et 17 à l’étranger sur 124 au total - et le périmètre du PSE. C’est le groupe, non Pilpa, qui devrait être concerné, compte tenu de notre absence totale d’autonomie. Les observations de la Direccte (la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi) rejoignent les nôtres et le rapport de Progexa a établi que l’usine Pilpa était rentable. D’ailleurs, elle n’a pas fermé un jour, au contraire d’autres usines du groupe, et nous travaillons toujours 6 jours sur 7 en 3-8."

Le directeur général de R&R France, Lionel Rolland, n’était pas joignable cet après-midi pour répondre à "L’Usine nouvelle". Le groupe R&R a acquis Pilpa SAS, la division glaces de Maison Boncolac (groupe 3A) en août 2011. Pilpa produisait 23 millions de litres de crèmes glacées, notamment sous marque distributeur et sous licences (Disney notamment).

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La préfecture de l’Aude avait indiqué le 7 août que l’État voulait "tout mettre en œuvre pour maintenir ou, à défaut, assurer une reprise d'activité sur le site". Ce 17 octobre, à Carcassonne, les représentants du personnel ont rencontré le commissaire au Redressement productif pour la région Languedoc-Roussillon, Pascal Theveniaud.

Christophe Barbier, secrétaire du comité d’entreprise, livre à "L’Usine nouvelle" le compte-rendu de cette réunion : "Les modifications du PSE apportées par la direction en réponse aux observations de la Direccte ne sont pas suffisantes. Par ailleurs, le directeur Lionel Rolland a évoqué devant le commissaire deux repreneurs, encore confidentiels, hors crèmes glacées. La préfecture, après avoir fait réaliser une étude sur les potentialités du site, a envoyé le dossier Pilpa à Invest Sud de France (l’agence régionale de développement économique du Languedoc-Roussillon), pour prospecter et chercher des repreneurs. Un projet de convention de revitalisation est aussi en cours de négociation et est envisagé pour la mi-janvier."

Mais avant de songer à l’après-Pilpa, les salariés continuent d’essayer de mobiliser élus et population : ils seront reçus demain, jeudi 18 octobre, par le député-maire de Carcassonne, le socialiste Jean-Claude Pérez et, le 23 octobre, par André Viola, le président du conseil général de l’Aude. Pour la première fois, ils appellent aussi la population à une marche solidaire le samedi 27 octobre à Carcassonne. En attendant, le travail continue à l’usine de la zone industrielle de La Bouriette. "Elle tourne normalement, lance Éric Pili. Nous luttons pour le maintien de l’emploi, toute grève serait contreproductive".

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