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Les salariés de MoryGlobal menacent de bruler des marchandises pour obtenir la négociation d'un PSE

Publié le

Plus d'une trentaine de salariés de MoryGlobal (anciennement Mory Ducros) menacent de faire bruler 5 000 palettes de marchandises du transporteur stockées dans des entrepôts à Strasbourg, qu'ils occupent depuis le 23 mars au matin. Objectif : obtenir la négociation et la mise en œuvre d'un plan de sauvegarde de l'emploi, alors que l'entreprise, en mauvaise santé depuis des années, est menacée de liquidation judiciaire. 

Les salariés de MoryGlobal menacent de bruler des marchandises pour obtenir la négociation d'un PSE © Gaël Kerbaol

Entre 30 et 40 salariés en grève du transporteur MoryGlobal (ex-Mory Ducros) se sont installés dans les entrepôts de l'entreprise à Strasbourg. Selon les syndicats, pour faire pression sur le groupe menacé de liquidation judiciaire et les pouvoirs publics, ils se disent prêts à bruler 5 000 palettes de marchandises.

Cette grève, en cours depuis le 18 mars, vise à pousser les autorités à ouvrir des négociations sur un plan de sauvegarde de l'emploi d'ici le 31 mars, date à laquelle l'administrateur judiciaire de la société demandera sa liquidation en bonne et due forme au tribunal de commerce de Bobigny. Cette liquidation conduirait au licenciement des 2 200 employés de MoryGlobal.

2 200 emplois maintenus sur 5 000

Le groupe, malade depuis des années, avait déjà fait parler de lui en novembre 2013 : il avait été sauvé de justesse par le fonds d’investissement Arcole Industries avec l’appui de l’Etat (qui avait accordé un prêt de 17,5 millions d’euros). Le prix à payer avait été lourd : 2 200 emplois maintenus sur 5 000.

L’an passé, le transporteur a subi une perte nette de 40 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 330 millions d’euros. Le marché de la messagerie française souffre de surcapacités depuis des années. La crise économique, la désindustrialisation et le développement du e-commerce ont accéléré sa baisse d’activités. Résultat : le secteur est devenu une véritable jungle avec une concurrence exacerbée et des marges proches de zéro, alors même que les frais fixes sont importants (plates-formes de groupage et dégroupage, camions).

Lélia de Matharel

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1 commentaire

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24/03/2015 - 12h12 -

"Sauvé de justesse par le fonds d’investissement Arcole Industries", c'est l'art de manier l'ironie avec virtuosité, quand on sait que c'est parce qu'Arcole Industries (qui sera tôt ou tard rattrapé par la justice) n'a au contraire pas joué son rôle d'actionnaire avisé qui investit et soutient sa société, ses dirigeants, son personnel. Avec il est vrai une indifférence totale des pouvoirs publics, pourtant co-actionnaires de par le prêt participatif de 17.5 m€ (financé par le contribuable) et des autres acteurs du secteur, qui imaginent que cette disparition leur apportera des volumes et du chiffre d'affaires profitable. Cette indifférence peut malheureusement amener des gens dont la survie économique est en jeu, à de telles extrémités.
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