Les salariés de Kem One alertent les actionaires d'Arkema

Les salariés du groupe chimique Kem One, en redressement judiciaire depuis le 27 mars, ont multiplié les questions lors de l'assemblée générale de leur ancienne maison mère Arkema, afin d'attirer l'attention des actionnaires sur les conditions de la cession de leur pôle.

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Les salariés de Kem One alertent les actionaires d'Arkema

Faire entendre leur voix. Les salariés du groupe chimique Kem One, en redressement judiciaire depuis le 27 mars, ont multiplié les questions lors de l'assemblée générale de leur ancienne maison mère Arkema qui se tenait mardi 4 juin. Une manière pour eux d'attirer l'attention des actionnaires sur les conditions de la cession de leur pôle.

Une dizaine de salariés ont pu s'exprimer à l'assemblée générale, après avoir acquis des titres du groupe chimique français qui a cédé en juillet dernier son pôle vinylique au financier américain Gary Klesch pour 1 euro, a expliqué à l'AFP Yves Bloise, du syndicat CFE CGC, qui était présent à Paris avec la CFDT.

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"Nous avons monopolisé l'assemblée pour mettre au courant les actionnaires des actions et des conséquences des actions du PDG Thierry Le Hénaff et du Conseil d'administration et pour faire part des doutes qui existent sur ce dossier", a-t-il ajouté.

Les salariés, qui ont également distribué des tracts aux actionnaires à leur arrivée, portaient des t-shirts avec des slogans comme "Fermé pour cause d'Ebitda" ou "Arkema fossoyeur".

Le PDG de Kem One a rejeté les accusations en affirmant que Kem One "était un outil industriel complet et cohérent" au moment de la cession et il a réitéré son refus de reprendre les activité vinyliques comme le demandent les syndicats. "Nous n'avons pas vocation à revenir dans le PVC", a-t-il affirmé.

Arkema a provisionné 125 millions d'euros au premier trimestre de cette année, ce qui correspond à l'estimation qu'il fait de son "exposition globale" à Kem One. En raison de cette charge exceptionnelle, le groupe a plongé dans le rouge au premier trimestre avec une perte de 30 millions d'euros.

Arkema a également contribué au financement de la période d'observation, validée le 9 avril dernier par le tribunal de commerce de Lyon. Ce dernier a fixé au 14 juin la date limite de dépôt des offres de reprise. Il fera son choix parmi ces offres le 4 juillet.

Julien Bonnet

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