Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Quotidien des Usines

Les salariés de GM&S Industry devront patienter jusqu'au 7 septembre

, , ,

Publié le

Le tribunal de commerce de Poitiers (Vienne) a mis sa décision en délibéré au 7 septembre concernant la reprise du sous-traitant automobile creusois GM&S Industry par le groupe stéphanois GMD.

Les salariés de GM&S Industry devront patienter jusqu'au 7 septembre
Les salariés de GM&S devant le tribunal de commerce le 4 septembre 2017
© GMS23 @gmsenlutte CC Twitter

Une centaine de salariés de GM&S Industry se sont déplacés, le 4 septembre, devant le tribunal de commerce de Poitiers (Vienne) qui examinait l'unique offre de reprise partielle déposée par le groupe GMD (Groupe Mécanique Découpage), numéro français de l'emboutissage. Le tribunal rendra sa décision le 7 septembre après avoir accordé à quatre reprises un délai supplémentaire au repreneur afin de finaliser son offre. Le groupe stéphanois a proposé de reprendre 120 des 277 emplois du sous-traitant basé à La Souterraine (Creuse), en liquidation judiciaire depuis le 30 juin.

Le président directeur général Alain Martineau avait rencontré les salariés dans leur usine de La Souterraine, le 27 juillet, car il souhaitait s'assurer de leur adhésion à son projet, ultime condition pour valider son offre. Le repreneur a obtenu également des garanties de commandes de la part des deux principaux donneurs d'ordre sur une période de cinq ans, PSA s'est engagé à hauteur de 12 millions d'euros par an et Renault pour 10 millions d'euros. De plus, 15 millions d'euros d'investissements ont été promis par les constructeurs et l'Etat pour moderniser l'outil de production. Enfin, une solution se profile pour les bâtiments, Alain Martineau ayant proposé de racheter l'usine pour un million d'euros. Son offre de reprise reste valable jusqu'au 20 septembre.

"Une offre pas satisfaisante"

Dans un avis rendu le 1er septembre, le comité d'entreprise a souligné, en préambule, la mobilisation sans relâche du personnel depuis décembre 2016. "C’est la mobilisation exemplaire des salariés qui a permis l’émergence du projet actuel. C’est grâce aux salariés que les pouvoirs publics ont obtenu de Renault un doublement de ses engagements. C’est grâce aux salariés que Peugeot a légèrement augmenté le montant des marchés promis à la société en intégrant une augmentation du coût matière pour lequel les constructeurs avaient spolié le site d’environ 2 millions d’euros. C’est grâce aux salariés que l’Etat s’est engagé dans le cadre du financement de la période actuelle, mais surtout pour le financement d’investissements futurs à hauteur de 5 millions."

Cependant, les représentants syndicaux ont rappelé que "l’offre de GMD n’était pas satisfaisante s’agissant du projet industriel car elle n’assure en aucune façon la pérennité à long terme du site que seule une diversification appelée de leurs vœux, par les élus, depuis des années aurait pu permettre. En définitive, le site de La Souterraine deviendra dans le schéma GMD, un simple atelier d’emboutissage dont les constructeurs pourront décider de la fermeture une fois écoulé le délai de survie de cinq ans de leurs engagements actuels".

En termes d'emploi, les représentants CGT et FO des salariés demandent "que le chiffre d’affaires soit positionné à 36 millions d'euros par l’apport de travail intra-GMD et par les constructeurs afin de reprendre au moins 240 salariés". Quant à l'indemnisation des licenciés, ils demandent aux "actionnaires de GM&S, notamment Monsieur Colla, et aux constructeurs automobiles PSA et Renault, le financement des mesures d’accompagnement dans un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) permettant des formations, de la mobilité sur GMD, PSA, Renault…, des mesures d’âge pour le départ des salariés à partir de 55 ans et 75 000 euros d’extra-légale par salarié licencié".

Une nouvelle action est prévue cette semaine en région parisienne pour mettre la pression sur le repreneur et les constructeurs afin de sauver davantage d'emplois.

Corinne Mérigaud

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle