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Quotidien des Usines

Les salariés de GM&S dans l'attente d'une décision du tribunal de commerce

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Publié le , mis à jour le 04/09/2017 À 10H34

Après une nouvelle décision de report qui a été rendue le lundi 24 juillet, le tribunal de commerce de Poitiers (Vienne) doit statuer ce lundi 4 septembre sur l'offre de reprise de GMD.  

Les salariés de GM&S dans l'attente d'une décision du tribunal de commerce © DR

Un feuilleton sans fin. Après plusieurs reports, le tribunal de commerce de Poitiers (Vienne) doit rendre lundi 4 septembre sa décision concernant GM&S, léquipementier automobile sous le coup d'une liquidation judiciaire. Un feuilleton non dénué de stress pour les quelque 277 salariés menacés, et qui ont réussi à concerner jusqu'aux plus hauts sommets de l'Etat.

Mi-juillet, le ministre de l'Economie annonçait son intention "d'effectuer avec les représentants des salariés un point d’étape sur les négociations" en se rendant à la mairie de La Souterraine. C'est finalement au sein même de l'usine que Bruno Le Maire a rencontré les salariés qui venaient d'apprendre la décision de report au 24 juillet du tribunal de commerce de Poitiers. Il avait examiné, le mercredi 19 au matin, la seule offre de reprise déposée par le groupe stéphanois GMD qui propose de reprendre 120 salariés sur un effectif de 277. Le tribunal a demandé que les incertitudes planant sur la SCI, propriété de l'ancien gérant Altia, soient levées de même que le financement de l'activité jusqu'au 31 août.

Echanges courtois mais ton ferme

"Je suis venu vous dire que nous ne laisserons tomber personne a déclaré Bruno Le Maire aux salariés de GM&S Industry. Ce site restera ouvert, quinze millions d'euros d'investissement seront réalisés par l'Etat, Renault et PSA et 22 millions de commandes pour GM&S sur les cinq ans à venir". Tout en ajoutant: "tous les salariés ne seront pas conservés". Dans les ateliers, les échanges sont restés courtois mais le ton était ferme de part et d'autre, les salariés faisant part de leurs inquiétudes quant aux perspectives de retrouver un travail dans un département sous-industrialisé pour les 157 licencié. Après avoir visité l'usine, Bruno Le Maire s'est rendu à la mairie de La Souterraine pour échanger avec les élus locaux. Quant à Jean-Louis Borie, l'avocat des salariés, il a assuré qu' "il reste cinq jours pour éviter la liquidation et permettre l'examen de l'offre de reprise... rien n'est joué rien n'est perdu". Sur le site de Renault Villeroy, les salariés sont réunis en assemblée générale depuis16h30 pour décider de la suite du mouvement. 

GMD, leader français de l'emboutissage, demande à Renault et PSA, principaux donneurs d'ordres, des engagements quant à la modernisation de l'usine de La Souterraine à hauteur de 15 millions d'euros. L'Etat s'est engagé à hauteur de 5 millions, de même que Renault, PSA s'est pour sa part engagé à investir quatre millions d'euros dans l'outillage, tout en pérennisant ses commandes à hauteur de 36 millions d'euros sur trois ans à compter de 2018. Renault fournira également trente millions d'euros de commandes sur la même période, soit un chiffre d'affaires annuel de 22 millions pour les deux constructeurs. Le futur repreneur demande également que l'ensemble des salariés adhèrent à son projet et il souhaite enfin obtenir la révision du bail de l'usine.  

Une supra-légale exigée par les salariés

Les salariés mobilisés depuis sept mois ont multiplié les actions ces dernières semaines. Une centaine d'entre eux a passé la nuit devant l'usine Renault à Villeroy (Yonne), bloquée depuis hier matin, espérant obtenir des indemnités supra-légales pour le personnel qui sera licencié. La moyenne d'âge étant de cinquante ans, avec trente ans d'ancienneté, ils assurent que ce sera quasiment impossible de retrouver un emploi en Creuse, département peu industrialisé.

Dans un communiqué du 17 juillet, l'intersyndicale CGT-FO indiquait "L’Etat a avancé des mesures d’accompagnement, cellule de reclassement, financement des formations etc… C’est important, mais pour nous c’est largement insuffisant par rapport à la situation du bassin d’emploi de La Souterraine, GM&S étant le  deuxième employeur du département. Nous demandons donc que les indemnités de licenciement aillent au-delà des indemnités légales mais personne ne veut financer. Nous trouvons ces postures proprement indécentes, en effet, les constructeurs ne sont pas des clients comme les autres. Ce sont des donneurs d’ordres qui constituent plus de 90% de notre carnet de commandes, ce sont eux qui ont validé nos précédentes reprises par des actionnaires qui nous ont amenés encore une fois en redressement judiciaire en rendant exsangues nos finances. Nous salariés de GM&S, nous ne sommes pas responsables de la situation...".

Corinne Mérigaud

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