Les salariés de Fralib bientôt reçus par François Hollande

Les salariés de Fralib marquent des points devant la justice et auprès de l’administration du travail, et ont obtenu une rencontre avec le président de la République le 31 août.

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Les salariés de Fralib bientôt reçus par François Hollande

Ils avancent à petits pas, lentement vers sûrement. Les salariés de Fralib, en lutte pour sauver leur usine de thé à Gémenos (Bouches-du-Rhône), espéraient rencontrer le président de la République mercredi 22 août, jour de rentrée du conseil des ministres, et jour anniversaire de la visite du candidat Hollande dans leur usine.

Agenda présidentiel oblige, ce sera le vendredi 31 août à 11h30, mais ils sont satisfaits. "François Hollande a tenu ses promesses, et une table ronde a été organisée, note le délégué syndical CGT, Olivier Leberquier. La communauté urbaine de Marseille a racheté le terrain, les bâtiments, les machines, ce qui est une étape importante. Mais reste le principal : redémarrer l’activité."

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Les salariés vont demander à François Hollande, qui a affirmé que la marque Elephant devait rester en France, d’interpeller le PDG Monde d’Unilever, propriétaire de la marque. Paul Polman vient d’être nommé par l’ONU dans une commission chargée du développement. "S’il veut lutter contre la pauvreté, qu’il commence par se préoccuper des 182 familles de Fralib… ", note le syndicaliste.

Transparence

Deuxième sujet que les salariés souhaitent aborder avec le président de la République : faire la transparence sur les procédures passées. Les salariés affirment avoir connu l’existence d’une lettre de la Direction régionale du travail (Direccte) qui soulignait les nombreuses carences du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), laquelle lettre n’a jamais été envoyée. Les salariés soupçonnent le ministre du Travail de l’époque d’avoir bloqué cette lettre. "Nous avons demandé des éclaircissements à l’actuel ministre du Travail, Michel Sapin, mais il ne nous a pas répondu."

Un point important, alors qu’une énième procédure en justice se jouera cet automne. Vers la mi-octobre, se tiendra en effet à Aix-en-Provence un procès en appel portant sur le troisième PSE. Les deux premiers avaient été retoqués par la justice, le troisième validé, mais toujours contesté par les salariés.

Une importante décision de l’Inspection du travail, rendue le 13 août, apporte de l’eau à leur moulin. Non seulement l’inspecteur du travail pointe des irrégularités dans le PSE – des effectifs tronqués par les ruptures transactionnelles, mais il conteste la réalité du motif économique du PSE, l’entreprise étant bénéficiaire fin 2011 et s’oppose au licenciement de la quinzaine de salariés protégés.

Ceux-ci ont par ailleurs intenté une action aux prudhommes pour obtenir leurs salaires de juin. La direction les considère en grève, eux affirment ne pas pouvoir travailler suite à l’arrêt de l’activité. En décembre 2011, les prudhommes leur avaient donné raison et exigé le versement de leur salaire.

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