Quotidien des Usines

Les salariés de First Aquitaine Industries continuent de mettre la pression

, , , ,

Publié le

A quelques semaines du Mondial de l’Automobile pendant lequel ils comptent faire entendre leur revendication, les salariés de l’usine de Blanquefort s’échauffent.

Les salariés de First Aquitaine Industries continuent de mettre la pression
First Aquitaine Industrie
© D.R.

Apres avoir appelé à la mobilisation, jeudi 6 septembre devant les grilles de l’usine de transmissions automatiques First Aquitaine Industries, qui emploie 1 150 salariés, à Blanquefort (Gironde), les syndicalistes se sont rassemblés vendredi matin devant la préfecture de Gironde à Bordeaux. "Nous sommes là pour que nos revendications aboutissent. Nous voulons le maintien de 1 000 emplois sur le site et le retour du logo Ford au fronton de notre usine. Chaque fois que nous avons mené des actions très médiatisées, la donne a changé. En 2001, c’est comme cela que l’on a forcé Ford a nous racheté", a indiqué le délégué syndical CGT Vincent Alauze, élu au comité d’entreprise.

Pendant ce temps à l’intérieur de la préfecture, se tenait un comité de pilotage sous la houlette du préfet de Gironde et d’Aquitaine, Michel Delpuech. Autour de la table, des représentants des collectivités ainsi que plusieurs dirigeants de Ford Europe, dont le nouveau vice-président en charge des opérations industrielles, Jeff Wood. Au menu : le point sur les projets en cours de déploiement et les perspectives de Ford Europe quant au respect de ses engagements en matière d’emplois.

"Meeting très constructif"

Après deux heures de réunion, Jeff Wood a indiqué que "ce meeting était très constructif" et qu’il "reconfirmait l’engagement de 1 000 emplois" sur le site. Il a indiqué "partager l’attente des salariés" concernant la restauration du logo.

Du côté des collectivités locales, on se montre circonspect. "Nous avons vécu une première prise de contact avec Jeff Wood. Mais au-delà des déclarations d’intention, nous attendons le passage à l’acte concernant la pérennité du millier d’emplois. Nous restons dubitatifs. Le département engagera des subventions lorsque nous aurons du concret", a lâché Jean-Luc Gleyze, vice-président du conseil général de la Gironde.

Le préfet Michel Delpuech a quant à lui mis l’accent sur la question de la restauration du logo Ford : "Plus qu’un symbole, c’est une volonté industrielle", a-t-il lancé. Il a proposé que le prochain comité de pilotage, en décembre, se tienne dans les locaux de l’usine.

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte