Les salariés d’EDF votent contre la fermeture de Fessenheim

Les salariés de l’électricien s’opposent à la publication d’un décret de mise à l’arrêt de la centrale nucléaire de Fessenheim. Désormais c’est au conseil d’administration de se prononcer. 

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Les salariés d’EDF votent contre la fermeture de Fessenheim

Sans surprise, "le Comité Central d’Entreprise (CCE) d’EDF a rendu ce mardi 10 janvier 2017, un avis négatif sur le dossier relatif au « Projet de fermeture anticipée de la centrale de Fessenheim, phase 1 : la demande d’abrogation de l’autorisation d’exploiter »", indique le secrétaire du CCE, Jean-Luc Magnaval. Le vote unanime des quatre syndicats CGT, CFE-CGC, FCE-CFDT et FO vise à mettre en avant de "la lutte légitime des salariés contre la fermeture anticipée de leur outil de travail", peut-on encore lire dans un communiqué.

Ce vote attendu initialement en novembre dernier a été repoussé de deux mois avec l’accord du tribunal de grande instance de Paris afin que le CCE puisse étudier plus en avant ce dossier. La prochaine étape se déroulera maintenant le 24 janvier avec l’avis du conseil d’administration d’EDF sur la fermeture de la plus ancienne centrale de France. Ce n’est qu’alors que le gouvernement pourra émettre le décret de mise à l’arrêt des deux réacteurs.

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Pas de fermeture avant 2018

Le rejet des salariés d’EDF n’aura pas d’effet sur la décision finale, mais en repoussant leur vote, le CCE a joué la montre. Initialement, la publication du décret de fermeture de Fessenheim avait été promise par Ségolène Royal avant la fin de l’année 2016. Désormais, celle-ci pourra interviendra au mieux avant l’élection présidentielle de 2017.

Quoi qu’il en soit, la publication du décret de fermeture n’aura pas d’effet immédiat sur la centrale. La loi de transition énergétique pour la croissance verte prévoit un plafonnement de la puissance nucléaire installée à son niveau actuel. Cela signifie que Fessenheim sera contrainte à la fermeture uniquement lorsqu’une nouvelle centrale ouvrira, à savoir l’EPR de Flamanville (Manche) qui doit démarrer fin 2018. En cas d’alternance politique, le candidat des Républicains, François Fillon, a assuré qu’il reviendrait sur la fermeture de la centrale alsacienne.

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