Les Russes d'accord pour geler leur production de pétrole

MOSCOU (Reuters) - Les producteurs russes de pétrole sont d'accord pour geler leur production de brut cette année à son niveau du mois de janvier afin de soutenir le marché, a déclaré mercredi le président Vladimir Poutine.
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Les Russes d'accord pour geler leur production de pétrole

"Dans l'ensemble, nous sommes parvenus à un accord sur le maintien de la production (en 2016) au niveau de janvier", a-t-il dit lors d'une réunion du gouvernement au lendemain d'une rencontre avec les dirigeants des compagnies pétrolières du pays.

Le ministre russe de l'Energie, Alexandre Novak, avait négocié en février avec les représentants de trois pays de l'Opep, dont l'Arabie saoudite, un premier accord mondial depuis 15 ans sur le pétrole, les différentes parties cherchant ainsi à enrayer la chute de 70% des cours depuis leurs pics de juin 2014.

Ni Vladimir Poutine, ni Igor Setchine, le patron de la puissante compagnie pétrolière Rosneft, ne s'étaient encore exprimés publiquement sur cette initiative, laissant planer un doute sur les intentions d'une industrie pétrolière russe largement influencée par le Kremlin.

Selon des chiffres publiés mercredi par le ministère de l'Energie, la production russe est effectivement restée stable en février par rapport à janvier, à 10,88 millions de barils par jour - pratiquement son niveau le plus élevé depuis 30 ans.

Même après les propos de Vladimir Poutine, des incertitudes demeurent quant à la portée réelle de l'accord de Doha puisque l'Iran, tout juste de retour sur la scène internationale après des années d'isolement, entend bien relancer sa production.

"Il a été souligné qu'il fallait poursuivre le travail avec d'autres grands pays producteurs", a déclaré Dmitry Peskov, porte-parole du Kremlin, au sujet de la réunion d'hier avec les principales compagnies pétrolières du pays.

Alexandre Novak, le ministre de l'Energie, avait indiqué mardi que l'Iran pourrait faire l'objet d'un traitement à part compte tenu de sa situation particulière.

Il a ajouté que Moscou espérer qu'un accord final sur un gel interviendrait en mars lors d'une réunion élargie de pays producteurs.

Le produit intérieur brut de la Russie s'est contracté de 3,7% l'an dernier, en grande partie à cause de la chute des prix du brut. Le pétrole et le gaz naturel représentent à eux seuls la moitié du budget de l'Etat.

(Daria Korsounskaïa et Denis Pintchouk, Véronique Tison pour le service français)

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