Les routiers en grève

[ACTUALISE] Les routiers se mobilisent une nouvelle fois pour la pénibilité de leur travail. Source de leur mécontentement : l’âge de leur départ en retraite, repoussé de 55 à 57 ans en vertu d'un accord signé par les patrons et 4 syndicats fin mai. Un demi-million de salariés des transports routiers vont rappeler aujourd'hui qu'ils sont contre.

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Les routiers en grève

Perturbations en vue sur les routes de l'Hexagone. N’ayant pas obtenu gain de cause, la CGT et FO ont appelé les 630 000 salariés du transport routier à faire grève depuis dimanche minuit.

Les routiers sont encore en colère. Professionnels exerçant un métier difficile, le routiers bénéficient en fin de carrière de la possibilité de prendre un congé de fin d’activité (CFA). Compte tenu de la pénibilité de leur travail, ils pouvaient jusqu’à présent faire jouer cette disposition à l’âge de 55 ans, à condition de justifier de vingt-cinq ans de conduite. Ils étaient alors pris en charge jusqu’à leur retraite à taux plein, à 60 ans.

Le passage de l’âge légal de la retraite de 60 à 62 ans a bouleversé cette donne, obligeant la profession à renégocier les conditions du CFA. Fin mai, quatre syndicats (CFDT, CFTC, CGC et FNCR) ont signé avec les fédérations patronales du secteur routier un accord qui repousse de 55 à 57 ans l’âge d’entrée dans le congé de fin d’activité. Dénonçant une "régression sociale", la CGT et FO se sont opposées à la signature de cet accord, et en appellent aujourd'hui à la grève.

Les modalités de la grève "sont laissées à l’initiative des militants et des salariés, au niveau de chaque entreprise ou localement", précise Jean-Marc Lambert (CGT-Transports). Cela peut aller de l’arrêt de travail au point de blocage "en passant par d’autres types d’action". Les blocages de dépôts d’hydrocarbures sont d’ores et déjà évoqués dans certaines régions comme en Midi-Pyrénées. Dès ce lundi, des distributeurs de billets ne seront pas approvisionnés et les plates-formes logistiques des enseignes de la grande distribution risquent de subir des aléas.

A la mi-journée, les conséquences sur le trafic étaient "quasi nulles", a affirmé le Centre national d'informations routières (CNIR). Il signale seulement deux opérations escargot dans le Nord. Quatre dépôts pétroliers, près de Rennes, à Caen et Ouistreham en Basse-Normandie et à Saint-Pierre-des-Corps près de Tours, ont été ce bloqués lundi matin. Par ailleurs, trois gros centres de transport de fonds ont été touchés : Marseille, Toulouse et Bordeaux. Quelques opérations escargots se sont déroulées aux alentours de Saint-Malo, Vannes, Dunkerque, Lille et Toulouse.

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