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L'Usine Aéro

Les risques de retards liés aux équipementiers diminuent chez Airbus

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Publié le , mis à jour le 19/01/2018 À 12H02

NANTES (Reuters) - Les grands équipementiers d'Airbus sont sur le point de surmonter les problèmes à l'origine des retards de livraisons d'avions, permettant au groupe d'augmenter à nouveau les plannings de production de ses modèles les plus récents, à déclaré vendredi le directeur général des programmes de l'avionneur.

Les risques de retards liés aux équipementiers diminuent chez Airbus
Un moteur d'Airbus A320 en maintenance dans une aire de stockage aéronautique en France. Les grands équipementiers d'Airbus sont sur le point de surmonter les problèmes à l'origine des retards de livraisons d'avions, permettant au groupe d'augmenter à nouveau les plannings de production de ses modèles les plus récents, selon Didier Evrard. /Photo prise le 16 janvier 2018/REUTERS/Régis Duvignau
© Regis Duvignau

Les grands équipementiers d'Airbus sont en passe de régler les problèmes d'approvisionnement, selon Didier Evrard directeur général des programmes de l'avionneur. Le spécialiste des sièges et des équipements de cabines Zodiac Aerospace a notamment retrouvé un rythme normal après la crise industrielle qu'il a connue et qui a entraîné un report des livraisons de l'Airbus A350, a précisé le directeur général à des journalistes. "En 2017, le nombre de problèmes a été limité. Zodiac a considérablement amélioré sa performance opérationnelle, tout comme d'autres fournisseurs, donc ce principal point de blocage a été résolu", a-t-il expliqué devant l'Association des journalistes professionnels de l'aéronautique et de l'espace. Zodiac, en passe d'être racheté par Safran après de multiples retards et avertissements sur ses résultats, a réglé l'essentiel de ses problèmes de quantité au premier semestre 2017 et de qualité au second, a-t-il précisé.

Il a ajouté que le stock d'une trentaine d'appareils de la famille A320neo qui n'ont pas été livrés, et qui sont stationnés à Toulouse et à Hambourg dans l'attente de leurs moteurs, devrait être écoulé d'ici à mi-2018. Airbus a par ailleurs signé jeudi un protocole d'accord avec la compagnie Emirates portant sur une commande d'au moins 20 A380, qui permet à l'avionneur d'assurer la pérennité de ce gros porteur et de relancer ses ventes.

Et les nacelles ?

Avec cette commande, le constructeur devrait limiter la baisse de la production de l'appareil, qui devrait être divisée par deux à un rythme d'environ six unités par an. Toutefois, des spécialistes du secteur doutent que le programme reste rentable avec une production aussi faible. Interrogé sur le point mort de l'A380, Didier Evrard a déclaré : "Je ne dirais pas que c'est six (par an). Je ne dis pas que c'est rentable ou non rentable, mais considérez cela comme le niveau efficient."

Airbus prévoit de produire 12 A380 cette année et huit en 2019. Le groupe n'a pas encore officiellement décidé de ramener la production à moins de huit, a-t-il précisé. Le groupe a procédé à de nombreuses améliorations sur la ligne de production de l'A380 afin de réduire ses coûts, a ajouté le responsable lors de la visite d'un site de production à Nantes.

Didier Evrard a jugé également qu'il n'y avait aucune urgence pour qu'Airbus prenne une décision sur la réintégration éventuelle dans le groupe de l'activité des nacelles des moteurs LEAP, comme il l'a fait récemment pour celles des moteurs Pratt & Whitney destinés à l'A320neo.

Airbus, qui est en discussions avec le groupe Safran depuis plusieurs mois à ce sujet, estime qu'il est contractuellement autorisé à reprendre directement cette partie de la production. Ces négociations illustrent la volonté des constructeurs aéronautiques de rééquilibrer en leur faveur la répartition de la valeur ajoutée.

A 10h55, le titre Airbus progresse de 1,71% à 91,95 euros, affichant la deuxième plus forte progression de l'indice CAC 40 (+0,47%), bénéficiant comme la veille de l'annonce de la commande d'Emirates.

Pour Reuters, Tim Hepher, avec Gilles Guillaume et Jean-Michel Bélot pour le service français, édité par Benjamin Mallet

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