Les retards de l'EPR de Flamanville ne permettront pas de fermer Fessenheim en 2017

En raison des retards de l’EPR et des conditions imposées par la loi de la transition énergétique, le PDG d’EDF juge que la fermeture de la centrale de Fessenheim, promise par François Hollande, pourrait ne pas intervenir en 2017.

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Centrale de Fesseinheim (Haut-Rhin)

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C’était une promesse clé de la campagne de François Hollande : fermer les deux réacteurs de Fessenheim (Haut-Rhin). Lors de la première conférence environnementale en 2012, le Président de la République annonçait la fermeture pour fin 2016. Plus tard, il évoquera l’horizon de la fin de son premier mandat, soit le premier semestre 2017.

Interrogé ce mercredi 15 juillet par la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale, le PDG d’EDF Jean-Bernard Lévy s’est montré extrêmement prudent sur la date de fermeture de cette centrale. "Vous allez voter la loi de transition énergétique qui impose un plafonnement de la puissance du parc nucléaire", rappelle tout d’abord le PDG qui affirme que son groupe se conformera à la loi. Elle signifie que la centrale de Fessenheim devra fermer quand le réacteur EPR de Flamanville (Manche) entrera en service.

Interrogé plus en avant sur la date, il précise : "Vu les dernières nouvelles en provenance de Flamanville, il est sûr que son raccordement au réseau ne se fera pas au début 2017. Ce sera plutôt dans la seconde moitié 2017". Si l’on compte les tests de mise en service et les démarches administratives qui dépendront du gouvernement et de l’autorité de sûreté nucléaire (ASN), la fermeture effective ne pourrait intervenir que plusieurs mois plus tard.

Le prix d’Areva NP conclu

Outre Fessenheim, le PDG a également abordé le rapprochement EDF-Areva. Selon Jean-Bernard Lévy, le dossier de reprise d’Areva NP par EDF "sera effectivement bouclé fin juillet". En particulier, il affirme que "la question du prix de rachat d'Areva NP par EDF est réglée". Ce point avait été particulièrement délicat. EDF a proposé 2 milliards d’euros, considérant qu’il s’agissait d’un prix juste de marché. Auditionné devant la même commission début juin, Philippe Varin, le Président d’Areva en demandait le double. Pour EDF, la récupération d’Areva NP permet "la sécurisation des activités les plus critiques du grand carénage". Ce programme de 55 milliards d’euros devrait permettre de porter la durée de vie des réacteurs à 50 ans.

Ludovic Dupin

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