Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Santé

Les résultats du nouveau Stallergènes plombés par ses difficultés de production

Gaëlle Fleitour ,

Publié le

A peine fusionné avec son distributeur américain Greer, le champion français des traitements de l’allergie Stallergènes a connu en fin d’année dernière une véritable crise, avec son usine à l’arrêt durant quatre mois. Plombant ses résultats 2015, même s’il affiche de nouvelles ambitions.

Les résultats du nouveau Stallergènes plombés par ses difficultés de production

En décembre dernier, son usine francilienne d’Antony, dans les Hauts de Seine, voyait sa production de traitements de l’allergie suspendue durant quatre mois. En cause, la mise en place d'un nouveau système d'information qui avait entraîné des erreurs dans l'envoi des produits aux patients. Un couac totalement résolu en mars dernier, mais que Stallergènes paye cher. Le laboratoire français, qui a fusionné en septembre 2015 avec son distributeur américain Greer, l’ensemble passant sous pavillon anglais, a publié jeudi 28 avril des résultats dans le rouge.

Une perte nette de 8,8 millions d'euros en 2015

Il a essuyé l’an dernier une perte nette de 8,8 millions d'euros, contre un bénéfice de 47,6 millions d'euros en 2014, selon les chiffres pro forma non audités prenant en compte le périmètre du nouvel ensemble. La suspension de la production et de la distribution de ses médicaments en Europe et en partie à l’international a fait s’écouler les ventes de 16% en 2015 (ou 13% en incluant les taux de change) à 272,9 millions d'euros. Le rappel volontaire de traitements personnalisés – les fameuses Apsi de Stallergènes comme Staloral, qui représentent 88% du chiffre d’affaires du laboratoire français - auprès de 70 000 patients en France a pesé de 24 millions d’euros, et suscité le désarroi de nombre d’entre eux.

Les résultats 2016 pas épargnés

Tandis que les résultats 2016 ne devraient pas être épargnés par les déboires de l’usine d’Antony, le groupe étant en partie passé à côté des ventes de produits de désensibilisation contre les allergies aux graminées en début d’année, selon un analyste. Pour sa gamme Staloral, il n’a d’ailleurs retrouvé que "30% du niveau des prescriptions par rapport à la même période en 2015", reconnaît le PDG de Stallergenes Greer, Fereydoun Firouz. Car entre temps, de nombreux patients ont dû se résoudre à partir à la concurrence pour se soigner, en particulier chez le rival danois ALK, devenu numéro un sur le marché français.

Redevenir numéro un mondial de son marché

Pour se redresser, le laboratoire pharmaceutique a donné le coup d’envoi à un grand plan de relance, baptisé "Restart". Objectif, retrouver sa place de numéro de numéro un mondial de l'immunothérapie allergénique "en se concentrant sur sa production, ses moyens logistiques et son excellence commerciale", explique-t-il. Première étape à Antony, où "des mesures correctives ainsi que des critères stricts de gestion des risques ont conduit à la reprise de la production et de la distribution en mars 2016". Le groupe, qui disposait d’une trésorerie de 150 millions d'euros à fin décembre 2015, promet d’investir dans ses capacités de production et la logistique, le marketing, la R&D et l'attraction de nouveaux talents. Il a d’ailleurs revu en grande partie son équipe suite au couac rencontré, remplaçant le président de Stallergenes Christian Chavy – qui s’était confié à L’Usine Nouvelle en février - par Michele Antonelli, et embauchant plusieurs experts – dont un des systèmes d’information – venus du monde des biotechs et disposant d’une expérience internationale.

Au premier semestre 2015, le nouvel ensemble avait pourtant bien démarré, générant une croissance à deux chiffres de ses ventes pro forma. Aux Etats-Unis, où il peut compter sur les usines de Greer, ses ventes ont d’ailleurs cru de 14,7% (36% en incluant les taux de change) l’an dernier, atteignant 81 millions d’euros. Il y a établi un nouveau siège au sein du grand hub mondial de la pharmacie, à Cambridge, dans le Massachussetts, espérant bien nouer de nouveaux partenariats scientifiques contre les principales allergies respiratoires. Stallergenes Greer promet d’investir entre 18% et 20% de son chiffre d’affaires en R&D : 1 400 patients participent actuellement à ses études cliniques sublinguales à travers le monde.

Gaëlle Fleitour

Réagir à cet article

Retrouvez l’actualité des sociétés citées dans cet article

Investissements, dirigeants, production, ...

avec Industrie Explorer

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services.
En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

En savoir plus