Les résultats annuels de L'Oréal portés par le luxe et l'Asie

Le 7 février, L'Oréal a publié ses résultats annuels. Les ventes du numéro un mondial des cosmétiques ont été portées par ses produits de luxe et l'explosion de la demande sur le marché chinois.

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Les résultats annuels de L'Oréal portés par le luxe et l'Asie
Le 7 février, L'Oréal a publié ses résultats annuels. REUTERS / Eric Gaillard

L'Oréal a publié jeudi 7 février des résultats annuels portés par ses produits de luxe et de "cosmétique active", dont les ventes explosent auprès de la clientèle chinoise et qui ont permis de compenser la faiblesse des produits grand public.

Le numéro un mondial des cosmétiques a vu sa croissance annuelle nettement accélérer le pas en 2018, signant sa meilleure performance depuis 2007.

Un appétit chinois qui ne se dément pas

Ses ventes ont progressé de 7,1% en données comparables, après une hausse de 4,8% en 2017, à 26,9 milliards d'euros, avec une progression de 7,7% sur le seul quatrième trimestre, supérieure aux 6,4% attendus.

Les ventes de produits de luxe comme Lancôme, Armani, Yves Saint Laurent ou Kiehl's ont bondi de 14,4% sur l'année grâce à un appétit chinois qui ne se dément pas. Ces quatre marques qui ont franchi le cap du milliard d'euros de chiffres d'affaires - et les 3,0 milliards pour Lancôme - ont toutes signé une croissance à deux chiffres.

Cet engouement asiatique pour les produits de luxe a aussi profité à la division cosmétiques de LVMH, dont les ventes ont grimpé de 14% l'an dernier, comme à celles de l'américain Estée Lauder.

La division grand public fait moins bien

La dynamique a aussi été très solide pour les produits de soins vendus dans les pharmacies ou parapharmacies comme La Roche Posay ou Vichy, qui ont progressé de 11,9%.

À l'inverse, la division grand public (L'Oréal Paris, Garnier, Maybelline), la première par le chiffre d'affaires, a limité sa hausse à 2,5%, faisant moins bien que les produits de grande diffusion de l'allemand Beiersdorf ou de l'anglo-néerlandais Unilever.

À la peine depuis deux ans, elle souffre en France, où le marché de la distribution demeure difficile, en proie à une concurrence féroce, au Royaume-Uni, où la consommation fléchit pour cause de Brexit et au Brésil. L'Oréal mise sur le lancement récent, en France et en Europe, de la première gamme certifiée "bio" de la marque "verte" pour redynamiser la division en profitant d'un segment de marché en plein essor.

Par ailleurs, les ventes de la marque américaine de maquillage Nyx s'essoufflent, après une très forte croissance ces dernières années, et celles de Garnier ont été décevantes.

Le e-commerce bondit de 41%

Sur le plan géographique, la région Asie-Pacifique, devenue hautement stratégique, a vu ses ventes annuelles bondir de 24,1% et atteindre pour la première fois le niveau de celles réalisées en Amérique du Nord, où la hausse a été limité à 2,7%. Les tendances ont été négatives en Europe de l'Ouest (-0,3%) mais ont progressé de 9% en Europe de l'Est.

Le e-commerce a quant à lui bondi de 41%, pour représenter 11% du chiffre d'affaires.

Le résultat opérationnel, en hausse de 5,3% à 4,92 milliards d'euros, est conforme aux attentes, tandis que la marge a gagné 30 points de base à 18,3%.

Le bénéfice net part du groupe augmente de 8,8% à 3,89 milliards et le dividende proposé est relevé de 8,5% à 3,85 euros par action.

L'Oréal est confiant pour 2019

L'Oréal s'est dit "confiant" dans sa capacité à surperformer le marché mondial des cosmétiques en 2019 et à faire progresser ses résultats annuels. Plus de détails sont attendus lors d'une conférence prévue vendredi 8 février.

Les chiffres de Nestlé seront publiés le 14 février. Le géant suisse, qui détient 23,2% du capital de L'Oréal, est sous la pression du fonds activiste Third Point qui lui réclame des cessions d'actifs non stratégiques, comme sa part dans le groupe français.

De son côté, L'Oréal s'est déjà dit "prêt" à racheter cette part si Nestlé souhaitait la céder.

En Bourse, le titre L'Oréal a fini à 216,10 euros jeudi 7 février progressant de 7,4% depuis le début de l'année 2019, après une hausse de 9% en 2018. À ce niveau de cours, il se traite sur un multiple de valorisation de 28,34 fois les bénéfices estimés pour 2020, contre 27,08 pour Estée Lauder et 24,43 pour Beiersdorf, propriétaire de Nivea et La Prairie.

Avec Reuters (Pascale Denis, édité par Catherine Mallebay-Vacqueur)

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