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L'Usine Aéro

Les recommandations du BEA, un an après le crash de l'A320 Germanwings

Marine Protais

Publié le

Dimanche 13 mars, le Bureau d'enquêtes et d'analyses pour la sécurité de l'aviation civile (BEA) a rendu publiques ses conclusions sur l'accident du vol Germanwings, survenu il y a un an. Les experts recommandent un suivi médical accru des pilotes, l'atténuation des conséquences de la perte de licence et une remise en cause du secret médical.

Le 24 mars 2015, un Airbus A320-211 exploité par la compagnie Germanwings s'écrasait à Prads-Haute-Bléone (Alpes-de-Haute-Provence). Près d'un an plus tard, le Bureau d'enquêtes et d'analyses pour la sécurité de l'aviation civile (BEA) livre son rapport final. L'enquête confirme l'hypothèse d'un acte volontaire du copilote, Andrea Lubitz. Les experts du bureau d'étude suggèrent quatre mesures principales. 

Un suivi médical des pilotes accru

Le BEA recommande d'"évaluer régulièrement la santé mentale des pilotes ayant des antécédents connus de maladie mentale." Pour que l'identification de ces pilotes soit plus efficace, le BEA préconise une formation complémentaire en matière de santé mentale pour les Aides médicales de l'Etat qui examinent les pilotes.

De manière générale, les experts suggèrent que l'ensemble des pilotes soient suivis plus régulièrement. "L’Agence européenne pour la sécurité aérienne (devrait) intégrer dans le plan européen pour la sécurité aérienne à l’attention des États membres de l’UE une action pour effectuer une analyse de routine d’incapacité en vol ciblant en particulier, mais sans s’y limiter, les problèmes psychologiques ou psychiatriques, pour permettre la réévaluation continue des critères d’évaluation médicale, pour améliorer l’expression du risque d’incapacité en vol en termes numériques et pour encourager la collecte de données afin de valider l’efficacité de ces critères."

Atténuer les conséquences de la perte de licence

Le bureau d'étude encourage les compagnies aériennes à prendre des mesures pour atténuer les conséquences de la perte de licence. "Le copilote était au courant de la diminution de son aptitude médicale (…) mais n'a pas cherché à obtenir l'avis d'un médecin, et n'a pas informé son employeur. Une des explications réside dans les conséquences financières auxquelles il aurait dû faire face en cas de perte de licence", justifie le rapport.

Réglementer prise d'antidépresseurs et autorisation de vol

Concernant la prise d'antidépresseurs, le BEA recommande à l'AESA de "définir clairement les modalités selon lesquelles les règlements européens permettraient aux pilotes d'être déclarés aptes à voler tout en prenant des médicaments antidépresseurs."

Rompre le secret médical si  la sécurité publique est mise en danger

Enfin, le BEA suggère un "juste équilibre entre secret médical et protection de la sécurité publique", comprendre la levée du secret médical dans certains cas. "L'OMS et la Commission européenne (devraient) élaborer des lignes directrices pour ses Etats membres afin de les aider à définir des règles claires faisant obligation aux prestataires de soins de santé d'informer les autorités compétentes lorsque la santé d'un patient a de fortes chances d'affecter la sécurité publique, y compris lorsque le patient refuse d'y consentir, sans risque juridique pour le prestataire de soins de santé."

Marine Protais

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