Les réactions à la fermeture des hauts fourneaux de Florange

La décision annoncée par la direction d’ArcelorMittal ce 1er octobre a provoqué la colère de certains politiques et industriels.

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Les réactions à la fermeture des hauts fourneaux de Florange

La fermeture définitive des hauts-fourneaux de Florange fait craindre des destructions d’emplois chez tous les acteurs économiques de la région. Par exemple, explique un sous-traitant, Jean-Denis Martin, dont la société Lorraine ateliers à Rombas (Moselle) explique avoir déjà été impacté par la fermeture temporaire des hauts fourneaux. Quatre postes sur 25 ont été impactés.

"Pour l'instant, on n'a pas encore fait de licenciements, mais l'avenir est incertain", poursuit-il, en avançant "une baisse de 5 à 8% du chiffre d'affaires" depuis l'arrêt des hauts-fourneaux.

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Dans la vallée de la Fensch, les acteurs socio-économiques et politiques s'accordent à dire qu'un emploi sidérurgique supprimé correspond à deux emplois indirects touchés.

De son côté, le maire de Florange (PS), Philippe Tarillon, critique également la décision d'ArcelorMittal. Selon lui, elle" réduit dix ans d'efforts, pendant lesquels on avait réussi à générer 1 400 emplois nets, puisque la sidérurgie est un secteur qui externalise beaucoup". Selon le maire, le chômage atteint 15% à Florange et dépasse de 3 à 4 points la moyenne nationale dans la vallée.

Le maire a placé tous ses espoirs dans la recherche d’un repreneur pour la filière chaude et la cokerie du site de Florange. "Il faut tenter ce coup là", assure Philippe Tarillon, qui veut aussi croire au projet européen de captage-stockage de CO2, Ulcos, préselectionné par la Commission de Bruxelles, sur le site de l'aciérie.

"Décision indécente"

Pour David Assouline, porte-parole du PS, cette décision est "inique" et "indécente". Il réclame par ailleurs que la négociation sur la réforme du marché du travail "avance au plus vite". "On ne peut pas sacrifier, au nom d'intrêts financiers immédiats, les êtres humains", a-t-il ajouté, estimant que l'acier "on en a besoin et on en aura toujours besoin".

Il a précisé que les socialistes avaient préparé une proposition de loi permettant le rachat de sites aux industriels qui veulent s'en débarrasser, et qui pourrait être votée d'ici la fin de l'année. "Nous ne la déposons pas maintenant parce qu'il y a une négociation sociale engagée, nous voulons respecter les partenaires sociaux" avant de légiférer, a-t-il dit.

"Mais ce que nous disons, c'est que là, il y a urgence, et il ne faut pas que la négociation soit quelque chose qui fasse traîner des décisions trop longtemps quand, pour des salariés, c'est une question d'urgence sociale absolument immédiate", a-t-il dit.

Le numéro un de la CFDT, François Chérèque, a menacé dimanche de quitter la table de la négociation syndicats-patronat sur la réforme du marché du travail si la loi sur le rachat de sites viables était débattue à l'Assemblée avant le terme des discussions, prévu pour la fin de l'année.

Quant à Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, il a assuré que le gouvernement serait vigilant à ce que le groupe ArcelorMittal donne accès à toutes les informations pour que la recherche d’un repreneur ait les meilleures chances de réussir.

Le gouvernement précise avoir confié à Pascal Faure, déjà auteur d'un rapport sur le site, la mission d'organiser la recherche d'un repreneur pour les installations, dans un communiqué.

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