Les quatre raisons pour Renault de croire encore à Zoé

Renault continue de croire au succès de sa Zoé, malgré le démarrage poussif des ventes. A l'occasion du premier anniversaire de la citadine 100% électrique, retour sur les 4 principales raisons d'espérer pour le constructeur.

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Les quatre raisons pour Renault de croire encore à Zoé

Un an après son lancement commercial, c'est l'heure du premier bilan pour la Zoé. Et avec seulement 5 500 unités vendues en France en 2013, un peu plus de 10 000 en Europe, le véhicule 100% électrique de Renault est encore bien loin du triomphe attendu.

Face à ce démarrage poussif, Carlos Ghosn, patron de Renault-Nissan, a d'ailleurs annoncé en novembre dernier une révision à la baisse des ambitions des deux constructeurs dans ce domaine. L'alliance, qui commercialise également depuis quatre ans la Nissan Leaf, a repoussé de cinq ans son objectif commun de vendre 1,5 million de véhicules électriques d'ici à 2016. Un mauvais signal alors que, chez Renault, on continue de croire au succès de la citadine, en avancant 4 raisons principales :

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1/ Des technologies de batterie en amélioration

Renault a opté pour un modèle de location de batterie, le propriétaire d'une Zoé n'est donc pas propriétaire de celle-ci. Le constructeur garde ainsi la main sur une pièce maîtresse de son véhicule et n'exclut pas de la faire évoluer avec les avancées technologiques. "Aujourd'hui, on assiste à une petite guerre entre les fournisseurs de batteries, qui investissent massivement dans des programmes de recherche et développement, explique Vincent Carré, directeur commercial des ventes électriques de Renault. Grâce à cette course aux solutions innovantes, "les technologies liées à la batterie progressent bien plus vite que prévu", souligne-t-il. Le système de location de batterie permettrait ainsi à l'utilisateur de Zoé de voir son modèle évoluer sans avoir à remettre la main à la poche.

2/ Une montée en puissance des infrastructures

C'est la raison invoquée par Carlos Ghosn pour justifier le flop de l'électrique : le manque d'infrastructures. En 2012, le gouvernement s'était engagé à l'installation de 30 000 bornes de recharge publique d'ici à 2015. Or, à fin 2013, on en comptait seulement 2 000, soit une pour dix voitures électriques en circulation selon l'association professionnelle pour le développement de la mobilité électrique (Avere). Chez Renault, on espère donc que le gouvernement mettra les bouchées doubles en 2014 pour respecter son objectif et favoriser le développement du troisième marché mondial pour le véhicule électrique, après les Etats-Unis et le Japon.

4 200 bornes Autolib' pour les conducteurs Renault
Pour répondre au manque d'infrastructures, Renault a décidé d'offir aux acheteurs de ses modèles électriques un abonnement d'un an à Autolib'. A la clé, l'accès aux 4 200 bornes situées en Ile-de-France du service d'autopartage du groupe Bolloré. Ce geste commercial résulte de l'accord conclu entre la marque au losange et le groupe français dans le domaine du véhicule électrique, annoncé en septembre dernier. Les deux partenaires prévoient de commercialiser ensemble des solutions d'autopartage, d'assembler le modèle Bluecar dans l'usine Renault de Dieppe, et de réaliser la conception et l'industrialisation d'un véhicule trois places autour d'une batterie Bolloré.

3/ Une offre commerciale en évolution

Renault a également annoncé une série de nouveautés en 2014 pour renforcer l'attractivité de la Zoé. En ligne de mire, une réponse à la principale inquiétude des utilisateurs : la recharge. A partir du mois de mars, le constructeur va enfin proposer un câble compatible avec les prises classiques de 220 volts (à 600 euros...). Jusqu'à présent, les utilisateurs pouvaient recharger leur Zoé uniquement sur une borne ou sur la "wall box" (une borne de recharge installée à domicile). Renault fait également évoluer l'offre d'abonnement autour de la batterie de son véhicule électrique, en ajoutant une formule "petits rouleurs" pour les personnes qui effectuent moins de 5 000 kilomètres par an

4/ Un partenariat plus poussé entre Renault et Nissan

Avec la Leaf et la Zoé, l'alliance Renault-Nissan s'adjuge actuellement une part de marché de près de 70% dans le véhicule électrique au niveau mondial. Une avance que les deux groupes comptent bien conserver alors que de plus en plus de concurrents se positionnent. Après la i3 de BMW et e-up! de Volkswagen, Renault s'attend en effet à voir débarquer une vingtaine de modèles au cours des prochaines années. Le projet de rapprochement des services d'ingénieries de Renault et Nissan pourrait ainsi permettre aux deux groupes de développer des véhicules plus fiables et moins coûteux à produire, de quoi contribuer à démocratiser le développement du véhicule électrique, en le rendant plus accessible à l'achat.

Julien Bonnet

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