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Quotidien des Usines

Les prud'hommes de Toulouse tranchent en faveur des salariés de Molex

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Publié le , mis à jour le 27/03/2014 À 15H45

ACTUALISATION à 15h45 : les salariés de l'usine Molex  de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne), qui a fermé ses portes en 2009, vont toucher des idemnités de la part du géant américain de la connectique. Le conseil des prud'hommes de Toulouse a jugé leur licenciement "sans cause réelle et sérieuse".

Les prud'hommes de Toulouse tranchent en faveur des salariés de Molex © AFP PHOTO / PASCAL PAVANI

[ACTUALISE] "Des licenciements sans cause réelle et sérieuse." Les juges du conseil des prud'hommes de Toulouse (Haute-Garonne) ont finalement tranché en faveur des salariés de l'usine Molex, située à Villemur-sur-Tarn, fermée depuis octobre 2009. 190 d'entre eux (sur les 283 que comptaient le site de production) reclamaient 22 millions d'euros de préjudices. Leur avocat, Me Jean-Marc Dejean a applaudi cette victoire juridique. S'il n'annonce pas de chiffres précis, il concède que certaines indemnités dépassent les 100 000 euros par personne. 

L’intersyndicale de l’entreprise Molex de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne) ne baisse toujours pas les bras. Elle a toujours contesté la justification économique évoquée par les dirigeants de l’entreprise qui a conduit à la fermeture de l’usine.

Spécialisée dans la fabrication de connectiques pour l'automobile, cette filiale française du géant américain Molex, qui occupait alors 283 salariés, a fermé ses portes en octobre 2009. 190 anciens salariés (dont deux tiers d’entre eux sont encore sans emploi) ont engagé une action en indemnisation devant le tribunal des Prud'hommes de Toulouse.

Chaque dossier devant être étudié au cas par cas, le délibéré, initialement prévu pour le 5 décembre, a dû être renvoyé au 27 mars. Au total, le montant global des sommes réclamées en indemnisation est estimé à quelque 22 millions d'euros. Principal argument : le site était viable et la justification économique de la fermeture illégitime. Rappelons qu’en 2010, les dirigeants français de Molex avaient déjà été condamnés à 6 mois de prison avec sursis pour "entrave au fonctionnement du comité d’entreprise".

Un autre jugement confirmant que Molex-Inc (la maison-mère) était co-employeur de Molex Villemur permet aujourd’hui aux ex-salariés d’espérer être un jour indemnisés, alors même que leur usine n’existe plus depuis plusieurs années et que la filiale française a été mise en liquidation en fin d’année 2010.

Marina Angel et Timothée L'Angevin

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