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L'Usine de l'Energie

Les projets éoliens d’Adwen au Havre toujours d’actualité

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Adwen (groupe Siemens Gamesa Renewable Energy) a déposé deux demandes de permis de construire et une demande d’autorisation d’exploitation pour une usine d’assemblage de nacelles et une usine de fabrication de pales au Havre (Seine-Maritime). Ces usines doivent équiper les trois champs offshore français de Dieppe/Le Tréport, Yeu/Noirmoutier et Saint Brieuc (total 1,5 GW). Le chiffre de 750 emplois annoncé en 2015 est "un minimum" a confié Adwen à l’Usine Nouvelle. Quant au cluster industriel annoncé en 2015 pour la fabrication des composants clé (génératrices, roulements et boîtes de vitesse) il est toujours d’actualité, selon Adwen.

Les projets éoliens d’Adwen au Havre toujours d’actualité
Adwen Prototype AD8-180 Tower installation.
© Adwen

Les usines du Havre (Seine-Maritime) dédiées à l’éolien offshore ont pris un an de retard par rapport à ce qui avait été annoncé en 2015 ; elles ne semblent cependant pas remises en cause par le rachat par Siemens de Gamesa qui détient Adwen, co-entreprise d’Areva-Gamesa dédiée à l’éolien offshore. Adwen a déposé le 21 mars 2017 auprès de la mairie du Havre deux demandes de permis de construire ; l’une pour une usine d’assemblage de nacelles et l’autre pour une usine de fabrication de pales d’éoliennes. En parallèle, Adwen a déposé à la préfecture une demande d’autorisation d’exploitation pour ces deux usines qui doivent être construites sur les quais Joannes Couvert et Hermann du Pasquier sur un terrain de 23 hectares exploité par le Grand port maritime du Havre.

"Notre projet n’a jamais été abandonné, contrairement à tout ce qui a pu être dit sur le sujet ; nous maintenons notre projet de deux usines sur un même site, à la différence de ce que nous avons fait en Allemagne" assure un porte-parole d’Adwen joint par l’Usine Nouvelle. "Les demandes de permis de construire ont été retardées pour une série de raisons", précise ce dernier ; "outre le développement de notre nouvelle turbine 8 MW, nous avons cherché à optimiser la conception des usines ainsi que leur financement et avons beaucoup travaillé sur l’impact environnemental et le dossier administratif" ajoute le porte-parole. Par ailleurs, explique-t-il, il ne servait à rien d’obtenir un permis de construire trop tôt en raison de l’insécurité juridique qui entoure les projets de parcs éoliens offshore. "Les permis de construire étant valables trois ans, ce décalage dans le temps nous permet de réduire le risque de non validité de notre permis de construire dans le cas où nos clients rencontreraient des obstacles juridiques." "Ce retard, ajoute Adwen, n’aura aucun impact sur notre capacité à répondre à la demande de nos clients en France".

Adwen est le fournisseur du consortium conduit par Engie pour les champs de Dieppe-Le Tréport (Seine-Maritime ; 496 MW) et d’Yeu-Noirmoutier (Vendée ; 496 MW) ainsi que du consortium conduit par Iberdrola pour le champ de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor ; 496 MW) ; il s’agit des trois champs français remportés par Areva, lequel a cédé ses activités dans l’éolien offshore à l’espagnol Gamesa, qui vient de passer dans le giron de l’allemand Siemens. Dans le sillage du feu vert des autorités de la concurrence européennes le 14 mars 2017, la fusion entre Siemens Wind Power et Gamesa a pris effet le 3 avril 2017 pour donner le groupe "Siemens Gamesa Renewable Energy". Fusion qui permet à Siemens d’entrer en force sur le marché français de l’éolien offshore.

"750 emplois dans les deux usines du Havre, c’est un minimum"

La procédure de rachat par Siemens en discussion depuis plus d’un an pourrait-elle expliquer les retards des projets d’Adwen au Havre ? On peut le supposer d’autant que Siemens, qui a développé sa propre turbine 8 MW, ne souhaitait pas initialement intégrer la technologie de turbine 8 MW d’Areva (devenu Adwen) ; on sait aussi qu’il a défendu par le passé le développement en France de segments de la chaîne de valeur offshore plutôt qu’une production de A jusqu’à Z.

Les porte-paroles d’Adwen s’abstiennent de tous commentaires sur la stratégie de Siemens ; ils s’en tiennent au fait que "le nouveau programme industriel va permettre d’intégrer l’expérience acquise avec le premier prototype de la turbine 8 MW d’Adwen". Les tests de pré-mise en service de la nacelle et la connexion de celle-ci au moyeu principal viennent d’ailleurs tout juste de s’achever à Bremerhaven en Allemagne. "Avec une capacité nominale de 8 MW et un diamètre de rotor de 180 mètres, l’AD 8-180 livre la meilleure performance de production énergétique du marché" a déclaré Adwen le 31 mars dans un communiqué.

S’il communique sur sa nouvelle turbine, Adwen reste silencieux sur l’investissement qui serait réalisé au Havre. "Nous ne voulons pas reproduire les erreurs d’Areva d’annoncer trop tôt les choses" poursuit le porte-parole. A la question "les 750 emplois annoncés en 2015 sont-ils un ordre de grandeur à retenir ?", la réponse d’Adwen est : "nous ne donnons aucun chiffre, mais ce chiffre est un minimum". Le cluster industriel pour la fabrication des composants clé (génératrices, roulements et boîtes de vitesse) autour des usines du Havre est également toujours d’actualité, assure Adwen. "Nous devons cependant repenser son architecture avec notre turbine 8 MW".

Claire Garnier

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