Les produits de décoration passent à l’étiquetage environnemental

Depuis le 1er janvier, moquettes, peintures et vernis entre autres doivent présenter une étiquette sur le niveau d’émissions dans l’air ambiant de dix composés organiques volatil, de très faible (A+) à élevé (C). Une obligation issue du Grenelle. Pour Claudie Mathieu, la responsable des affaires techniques et réglementaires de la Fédération des industries des peintures, encres, couleurs, colles et adhésifs (Fipec), cette réglementation est une nouvelle manière de donner une information.

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Les produits de décoration passent à l’étiquetage environnemental

L'Usine Nouvelle - Cette réglementation constitue un changement majeur pour les fabricants de produits de décoration?
Claudie Mathieu - Certains de nos produits, comme les peintures, sont étiquetés depuis la fin des années 70. Il existe tout d’abord un affichage dit sanitaire des produits qui prend la forme de pictogrammes, à l’image de la flamme pour indiquer le caractère inflammable (système de classification et d’étiquetage européen dit CLP, ndlr). A cela peut s’ajouter un étiquetage spécifique pour les produits biocides. Sans compter l’étiquetage obligatoire depuis 2007 sur la teneur en composés organiques volatils (COV) des peintures et des vernis. Le nouvel étiquetage sur leurs émissions est une étape de plus. C’est une autre manière de donner une information. Pour les fabricants de matériaux de construction, la thématique est en revanche plus nouvelle. En effet, si les mélanges sont concernés depuis longtemps ce n’était pas le cas des articles.

Où en sont les fabricants sur la réduction des composés organiques volatils?
Ce nouvel étiquetage intervient alors que la teneur en COV de la majorité des familles de peintures, enduits, vernis, colles, adhésifs et mastics, est aujourd’hui très faible, du fait des évolutions technologiques et réglementaires intervenues ces dernières années. Pour cette raison, nous pensons qu’une grande partie des produits seront classés A+. Par ailleurs, sur les dix COV couverts par le nouvel étiquetage, certains sont très peu utilisés car ils ne présentent pas d’intérêt en termes de performance des produits.

Quel est l’enjeu de ce nouvel étiquetage ?
Il marque une étape de plus dans l’amélioration de la qualité de l’air intérieur. Nous déplorons juste que cette réglementation soit purement française : tous les fabricants devraient être soumis aux mêmes règles. Il va maintenant falloir observer la manière dont le consommateur va percevoir cet affichage et l’interprétation qu’il en fera. Les consommateurs doivent bien comprendre qu’un C ne veut pas dire qu’un produit est dangereux. Mais qu’il est lié à la performance des produits : certaines substances chimiques susceptibles d’émettre des COV sont en effet nécessaires à une bonne tenue.

Propos recueillis par Camille Chandès

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