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L'Usine Matières premières

Les producteurs d'oléoprotéagineux restent mobilisés après une année record

Franck Stassi , , ,

Publié le

Amélioration du taux de protéines, importations de biodiesel, PAC 2020 : la forte actualité agricole mobilise les producteurs d’oléoprotéagineux, bien décidés à faire valoir les intérêts de leur filière. Pas question pour eux de se reposer sur leurs lauriers, après une année record de production.

Les producteurs d'oléoprotéagineux restent mobilisés après une année record © Gaelle Fleitour

Les entreprises citées

Malgré une année 2017 qui, de leur propre aveu, "restera dans les annales" avec la meilleure récolte de colza depuis 2014 (38,3 quintaux par hectare, au-dessus de la moyenne quinquennale, et 5,37 Mt) et une production record de soja (420 000 tonnes), les producteurs d’oléoprotéagineux restent sur leurs gardes. "Nous sommes dans un monde qui bouge, et qui bouge vite. Il y a deux types de comportements : le premier, se lancer dans un combat de défense des acquis assez hypothétique ; le deuxième, trouver des solutions et innover. Dans notre histoire collective, le "voir, juger, agir" du syndicalisme a été essentiel", a résumé le président de la Fédération des producteurs d’oléagineux (Fop), Arnaud Rousseau, qui dirige également le groupe Avril, pour justifier l’activisme de l’organisation.

Priorité aux protéines

Ainsi, priorité est donnée à l’amélioration du taux de protéines et à l’accroissement des débouchés possibles. Des travaux menés avec l’institut technique Terres Inovia se poursuivent pour obtenir davantage de protéines dans le colza au moyen de la génétique. Il s’agit d’une demande forte du secteur de l’alimentation animale, premier consommateur d’oléoprotéagineux. Cet objectif semble avoir été entendu au plus haut niveau de l'Etat. Jeudi 25 janvier, le président de la République Emmanuel Macron a annoncé vouloir réorienter la production des oléoprotéagineux vers l'alimentation animale ou humaine plutôt que l'énergie au moyen d'une filière protéines créee dans un délai de cinq ans.

"Est-ce qu’on valorise le caractère non-OGM de nos productions françaises ? C’est une piste sur laquelle on est présents. Comme le débouché supplémentaire de la chimie verte pour faire des produits liés à la chimie renouvelable. Sur les biocarburants, on peut aussi avoir des débouchés supplémentaires", interroge par ailleurs le vice-président de la Fop, Sébastien Windsor. L’organisation attend le début de la commercialisation du B100, un carburant constitué à 100 % d'esters méthyliques d'acides gras, issu du colza.

Au-delà du lancement d’un nouvel agrocarburant, les dirigeants de la Fop souhaitent faire barrage aux importations de biodiesel, essentiellement en provenance d'Argentine. Depuis septembre 2017, l’assouplissement des barrières douanières a précipité la hausse des volumes entrants en Europe. "Les usines de Saipol vont baisser dès février leur activité en raison de l’impact de ces importations. Il y a beaucoup d’inquiétudes sur l’activité de l’usine du Mériot, dans l’Aube", indique le responsable des relations terrain de la Fop, Thibaut Ledermann. L’European Biodiesel Board, qui représente les producteurs européens, a saisi en novembre dernier la Commission européenne à ce sujet – de 2013 à 2017, elle appliquait des droits de douane de 23% à 25% contre 4% à 8% aujourd’hui suite au recours de l’Argentine auprès de l’Organisation mondiale du commerce.

La PAC 2020 déjà au cœur des inquiétudes

Au cours des prochains mois, l’organisation professionnelle souhaite également prendre part au débat sur l’évolution de la Politique agricole commune (PAC), dont les premières pistes ont été rendues publiques en décembre par la Commission européenne. Celle-ci souhaite rendre les Etats membres responsables du suivi d’objectifs assignés, et non plus appliquer uniformément les mêmes principes. "Les réflexions portent sur des indicateurs et non sur des mesures, non sans risques : la sensibilité environnementale n’est pas la même selon les pays", alerte Luc Vernet, du think-tank Farm Europe, basé à Bruxelles.

"La France n’acceptera pas une renationalisation de la PAC. Il y a déjà eu par le passé une part de renationalisation et même de régionalisation (certaines aides du deuxième pilier), mais il y a des enjeux extra-français et même extra-européens. La PAC doit avoir un certain nombre de composantes européennes", assure Jean-Baptiste Moreau, député La République en marche de la Creuse et membre de la Commission des affaires économiques à l’Assemblée nationale.

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