Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Les pro et anti Notre-Dame-des-Landes trouvent chacuns des raisons d'espérer

Publié le

Dans les Pays de la Loire, Partisans et opposants du projet de Notre-Dame-des-Landes livrent une interprétation divergente du rapport des médiateurs rendu ce 13 décembre, chacun y trouvant des arguments en faveur de la position qu’il défend.

Les pro et anti Notre-Dame-des-Landes trouvent chacuns des raisons d'espérer
Manifestation d'opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Photo d'archives)
© Joelle Ronnet-Nicolle - Semailles à Notre-Dame-des-Landes (2013) CC Flickr

Chacun voit midi à sa porte, après la présentation du rapport des trois médiateurs sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Pour le député européen écologiste Yannick Jadot, le document remis au Premier ministre ce mercredi 13 décembre "valide" le fait que "la rénovation de Nantes Atlantique est possible, c’est une avancée considérable et une réalité que la consultation Valls avait pris soin de masquer".

Localement, le rapport redonne effectivement de l’éclat à l’option d’un redimensionnement de l’aéroport actuel. "La nouveauté, c’est cet éclairage sur le coût du réaménagement de Nantes Atlantique, souligne la députée Modem Sarah El Haïry. Nous sommes loin des estimations pharaoniques de la DGAC, et le temps des travaux est également beaucoup plus raisonnable que ce qui était annoncé. Il s’agirait d’une fermeture de neuf semaines et non pas de 3 à 6 mois comme la DGAC l’annonçait. Ces nouveaux chiffres font du réaménagement une option viable sur le plan financier et économique, pour un aéroport capable d’accueillir neuf millions de passagers."

Les élus "écologistes et citoyens" de Nantes métropole se déclarent satisfaits de lire "pour la première fois une estimation réaliste du réaménagement de Nantes Atlantique et une véritable comparaison coût / bénéfice des différentes hypothèses de développement des deux aéroports jusqu’à neuf millions de passagers".  Selon eux, "le résultat est sans appel : il est tout à fait possible de réaménager Nantes Atlantique, pour un coût deux fois moins important que la réalisation d'un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes, avec un meilleur bilan carbone".

Contraintes environnementales

Du côté des partisans du nouvel aéroport, le sénateur vendéen LR Bruno Retailleau, ex-président de la région Pays de la Loire, estime que les deux solutions analysées par les rapporteurs avaient déjà été étudiées. "Les contraintes environnementales autour de l'aéroport de Nantes empêchent son développement, estime-t-il. Le Grand Ouest est habité par huit millions de personnes, il nous faut un nouvel aéroport. L'Etat de droit doit être respecté." Et d’ajouter : "Si Emmanuel Macron renonce à Notre-Dame-des-Landes, ce sera la première reculade du Président de la République. Cela voudrait dire qu'en France, le Président cède au chantage des zadistes".

La question de l’évacuation de la zone d’aménagement concerté ou "zone à défendre" selon les opposants à l’aéroport, reste un argument clé des pro-NDDL. "Ce qui est en jeu, c’est l’autorité de l’Etat, avec 179 décisions judiciaires toutes favorables au projet de Notre-Dame-des-Landes, et le respect de la démocratie, notamment du référendum au cours duquel 55% des habitants de Loire-Atlantique se sont prononcés en faveur du projet", renchérit Christelle Morançais, présidente de la région Pays de la Loire.

Présent lors d’une manifestation pro-NDDL organisée près de l’Assemblée nationale, à Paris, l’ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault soutient la "solution rapide" du déplacement de l'aéroport, arrivé "à  saturation" selon lui. "Un nouvel aéroport sur place, ça serait des années et des années  d'études, de contentieux, de difficultés, alors qu'il existe une solution et  elle peut être mise en œuvre maintenant : c'est Notre-Dame-des-Landes."

Johanna Rolland, maire PS de Nantes, est aussi venue "soutenir les  citoyens, les riverains" et faire "entendre la voix des territoires". Elle déplore que le dossier soit devenu "un emblème" au niveau national, dans un  climat qui "frise parfois l'hystérie", et attend du rapport qu'il remette "un peu de sérénité et de contenu" au cœur du dossier. "Je ne peux qu'être confiante dans le fait que mon pays va respecter les  décisions de justice, l'État de droit et la consultation démocratique qui ont  eu lieu", considère l'élue. Selon Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, une décision sera prise avant Noël.

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services.
En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

En savoir plus