L'Usine Aéro

Les premiers éléments sur la batterie lithium-ion avariée du Boeing 787

Elodie Vallerey ,

Publié le

Images Avec l'arrivée des premiers experts aéronautiques américains au Japon, certains éléments sont esquissés quant à l'état de la batterie défaillante du 787 Dreamliner de Japan Airlines qui a provoqué un atterrissage d'urgence de l'appareil le 16 janvier lors d'un vol intérieur japonais.

Les premiers éléments sur la batterie lithium-ion avariée du Boeing 787 © Boeing

Sommaire du dossier

"Une équipe de l'Agence nationale de la sécurité des transports (NTSB) américaine est arrivée à l'aéroport de Takamatsu ce matin pour participer à l'enquête", a confirmé Mamoru Takahashi, un porte-parole de la Commission japonaise de la sûreté aérienne, cité par l'AFP.

Concernant le 787 immobilisé à Takamatsu, les investigations se concentrent pour le moment sur l'ensemble électrique de l'appareil : la batterie lithium-ion fabriquée par le sous-traitant japonais GS Yuasa et assemblée dans le système de conversion électrique par l'électronicien français Thales.

"Nous avons extrait la batterie lithium-ion jeudi (17 janvier) et nous sommes en train d'examiner l'avion et ses composants avec les Américains", a expliqué le porte-parole.

"Une fois cette inspection terminée, nous allons probablement regarder de près la batterie qui est désormais à l'extérieur de l'avion", a-t-il ajouté.

Sur les clichés de la batterie prélevée sur l'avion publiés par la NTSB, on peut voir que la batterie a subi de très visibles dégâts. L'AFP décrit qu'elle a gonflé, perdu le liquide inflammable qu'elle contient et qu'elle a noirci.

Un problème pas nécessairement intrinsèque à la batterie selon les experts sur place. La surchauffe a pu se produire en réaction à une charge trop forte ou un autre traitement anormal dû au matériel alentour.

Si les experts japonais ont confié aux médias nippons vouloir être en mesure de donner des premiers éléments de compréhension sur l'avarie de la batterie avant samedi 19 janvier en milieu de journée, l'enquête pourrait prendre des semaines compte-tenu de la complexité du système.

Elodie Vallerey

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Notre sélection : Les écoles d'ingénieurs, vivier préféré de l'industrie

Nous suivre

 
 

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte