Les premières formations pour emplois vacants bientôt lancées en régions

Les 30 000 formations prioritaires destinées aux demandeurs d’emploi et promises par François Hollande à la conférence sociale pour combler les emplois vacants, se mettent en place en région.

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Les premières formations pour emplois vacants bientôt lancées en régions

Le gouvernement tiendra-t-il son pari de former 30 000 demandeurs d’emploi d’ici la fin de l’année ? En Basse-Normandie, les onze bassins d’emploi ont été scrutés à la loupe, un par un. Leurs besoins en compétences ont été identifiés, après plusieurs réunions entre représentants de l’Etat, de Pôle emploi, du conseil régional, des employeurs et des syndicats.

"Près de Cherbourg, le tissu de sous-traitants du chantier de l’EPR est à la recherche de tuyauteurs, qui intéresseront aussi, plus tard, Alstom pour l’éolien, détaille Rémy Bréfort, directeur de la Direction régionale du travail (Direccte). A Caen, ce sont des spécialistes de la conduite d’équipement d’usinage qui manquent à l’appel, près de Saint-Lô, des chaudronniers, tôliers, conducteurs d’équipements de production, à Vire, des ajusteurs. Dans le bassin d’Honfleur, il faut former du personnel de restauration."

Les demandeurs d’emploi s’engagent à rester dans la région

Après une rapide péréquation, sur les 30 000 formations annoncées, la Basse-Normandie estime qu’elle doit en assurer 700. Toutes seront proposées à des demandeurs d’emploi identifiés par Pôle emploi et les missions locales, pour leurs compétences dans des métiers proches. "Ils s’engagent, moralement, à exercer le métier pour lequel ils ont été formés, dans la région", précise Rémy Bréfort.

Pôle emploi a pris contact avec les branches professionnelles pour leur présenter le dispositif espérant que, dans un second temps, les entreprises fassent connaître leurs besoins et difficultés de recrutement. Certaines formations démarreront dès septembre, toutes avant la fin de l’année. "On a pu faire vite parce qu’on ne crée pas de nouveaux outils, on abonde juste des formations existantes", précise le directeur régional du Travail. Pas de souci côté offre de formation : chaque bassin est équipé des plateformes techniques nécessaires pour former aux métiers dont il a besoin.

Croiser données sectorielles et besoins territoriaux

Toutes les régions ne sont pas aussi avancées, et une réunion nationale est prévue mi-septembre pour faire un bilan d’étape. Mais le ministère du Travail n’est pas inquiet : l’engagement sera tenu, justement parce qu’il s’agit surtout de nouveaux financements pour des formations déjà en place, et que toutes les régions ont tenu une ou deux premières réunions sur le sujet. Selon le cabinet, le plus gros du travail consiste à organiser la complémentarité entre les différents financements et partenaires. La grande nouveauté, estime-t-on chez Michel Sapin, c’est de croiser des analyses nationales sectorielles – les besoins de la métallurgie ou de la chimie, par exemple – avec les besoins territoriaux. L’objectif reste bien de faire diminuer le nombre d’emplois non pourvus en France.

Un recensement pointu et fin que n’avaient pas effectué jusqu’ici toutes les régions. D’autres problèmes sont apparus en route : l’offre de formation est parfois insuffisante ou saturée, et certains métiers, donc formations, restent peu attractifs pour les demandeurs d’emploi.

Certaines des 30 000 formations se feront dans le cadre de la préparation opérationnelle à l’emploi (POE), et le ministère a profité de leur déploiement pour simplifier le dispositif administratif de la POE individuelle (qui prévoit une formation pour un poste, avec engagement d’une entreprise à conclure un contrat) et modifier le financement de la POE collective (pas d’engagement d’entreprises, mais besoins collectifs d’une branche pris en compte).

Le ministère n’a aucun doute sur le fait que les 30000 formations démarreront toutes avant fin 2013, comme promis. Cet été, François Hollande a annoncé que 70 000 autres formations devront se faire en 2014, dans la foulée.

Si celles de 2013 sont financées, aucune précision n’a été donnée sur le financement de celles de 2014.

Cécile Maillard

Qui finance ces 30 000 formations ?

Etat : 100 millions d’euros, 50 issus de son budget, 50 venus du Fonds social européen (FSE)Partenaires sociaux : 90 millions, avec l’appui du FSE, dont 50 millions pour la POE et 40 millions pour les contrats de sécurisation professionnelle (CSP) destinés aux licenciés économiquesConseils régionaux, pour un montant que chacun d’eux définiraAgefiph : 15 millions pour les demandeurs d’emploi en situation de handicap

 

 

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