“ Les prémices de quelque chose de très intéressant ”

La startup 5th Dimension développe des lunettes connectées, dont la finalité à terme est de remplacer nos smartphones. Son co-fondateur a vu dans la 3DEXPERIENCE un environnement qui lui procure souplesse et facilité d’utilisation. Et qui libère les énergies créatives dont il a besoin.

 

Partager
“ Les prémices de quelque chose de très intéressant ”

Entretien avec Aron Kapshitzer, Co-fondateur et Chief Technical Officer, 5th Dimension

Quelle approche cloud avez-vous retenue pour votre startup 5th Dimension ?

Une approche plateforme collaborative virtuelle, qui nous offre le plus de liberté créative et nous permet de tout faire dans un seul et même environnement, en accédant à nos fichiers où que l’on se trouve. À condition d’avoir du réseau internet. Les licences des logiciels ne sont plus gérées sur un serveur local, mais sur un serveur dans le cloud. À la clé, une vraie souplesse d’utilisation : plus besoin de détenir un serveur dans son bureau, d’engager du personnel pour entretenir et gérer les licences, ni de devoir les emprunter dès que vous êtes en déplacement. Et si vous ne pouvez pas les emprunter, c’est simple, vous ne pouvez rien faire. Avec la 3DEXPERIENCE de Dassault Systèmes, je n’ai pas ces obstacles. C’est très appréciable, surtout pour notre petite structure.

D’une certaine manière, est-il juste de dire que vous déléguez la partie outils logiciels à la 3DEXPERIENCE, pour vous concentrer sur votre coeur de métier ?

En fait, nous ne pensons même pas à autre chose qu’à notre métier. Avec le cloud, on a accès à nos licences de partout et la plateforme fonctionne. Le PLM ENOVIA est inclus, ce qui nous permet de gérer tout le cycle de vie de nos produits. Or, nous avons un catalogue impressionnant en termes de combinaisons possibles entre finitions, couleurs et matières pour nos lunettes. Et tout cela est interchangeable. Les itérations au cours du process sont donc nombreuses.

Dès qu’un changement intervient, devez-vous pouvoir le cascader ?

Oui, et tout le monde doit travailler sur les dernières versions du projet et des logiciels. Notre top-down process est intéressant avec la 3DEXPERIENCE : de l’idéation au prototypage, à la fabrication, au marketing et à la vente du produit, si la veille du marché nous remonte que les charnières bleues sont les plus demandées, nous pouvons intégrer cette information à tout moment dans le process.

Avez-vous aussi perçu des gains financiers ou en temps de cycle ?

Spéculativement, je vous dirai oui, mais il est trop tôt pour l’affirmer : la 3DEXPERIENCE a été implémentée il y a un peu plus d’un an, et la partie marketing, avec 3D EXCITE, il y a quelques semaines. Ce que je peux dire c’est qu’avec cette plateforme, on dispose de tous les métiers nécessaires : design, prototypage, ingénierie, électronique… Par exemple, dans la plateforme, nous concevons virtuellement les circuits imprimés de nos lunettes connectées, c’est très bien fait, cela fonctionne très bien et nous demande moins d’essais qu’une conception physique. Les fichiers peuvent ensuite être échangés très facilement avec nos fournisseurs.

À quoi ressembleraient le cloud et les réseaux informatiques de demain, selon vous ?

Avec la 3DEXPERIENCE, on voit les prémices de quelque chose de très intéressant et enrichissant pour tout le monde. Aujourd’hui, nous partageons des fichiers et des idées, demain ce sera les émotions. Mais pas l’idée de l’émotion : l’émotion ressentie en tant que telle. La technologie va offrir aux gens un lien profond entre eux. Il ne faut pas en avoir peur, il faut juste l’expliquer. Et puis en matière de puissance de calcul, et donc de possibilités, nous sommes à la veille d’un gigantesque changement d’échelle, avec l’avènement prochain de l’informatique quantique.

Contenu proposé par Dassault Systemes

Sujets associés

A LIRE AUSSI