Les pots cassés du plan stratégique de Vallourec

Sans renouer encore avec les bénéfices, l’équipementier pétro-gazier français profite de la relance des investissements dans les gaz de schistes en Amérique du nord et de son plan stratégique, qui laisse trois sites en France dans l'incertitude.

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Les pots cassés du plan stratégique de Vallourec
L'avenir reste incertain pour le site de Saint-Saulve repris par Ascoval début 2017.

"De justesse", reconnait Philippe Crouzet, le PDG de Vallourec, mais l’entreprise a réussi à dégager un résultat brut d’exploitation positif en 2017. L’équipementier français, qui fournit des tubes premium pour l’extraction de pétrole et de gaz, a en effet vu son chiffre d’affaires remonter de 26,6% à 3,7 milliards d’euros en 2017. Le résultat brut d’exploitation est lui aussi positif à 2 millions d’euros, mais le résultat net reste négatif à -537 millions d’euros, contre -758 millions d’euros en 2016. Le groupe a donc réduit ses pertes. Et ce grâce à deux principaux facteurs. Les investissements dans l’exploration production de gaz et pétrole dans le monde, après une chute vertigineuse de 50 % entre 2014 et 2016, ont remonté de 4% en 2017 et de 30% en Amérique du Nord dans le gaz et pétrole de schistes, région où Vallourec a beaucoup investi.

De plus, le plan d’économie de 400 millions d’euros en cinq ans est déjà réalisé à plus des trois quarts (315 millions d’euros) en deux ans. Ses activités industries, portées en Allemagne et au Brésil, ont elles aussi retrouvé des couleurs. Pour 2018, Philippe Crouzet est confiant et prévoit "une continuité", c’est-à-dire un chiffre d’affaires toujours en progression. Mais il ne s’engage pas sur un quelconque Ebitda en raison de la volatilité des cours du pétrole, du dollar et du réal, la monnaie du Brésil où Vallourec est fortement engagé auprès de Petrobras et via Total.

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Avenir incertain pour trois sites en France

Mais ce regain de santé ne se fait pas sans dommage dans son appareil industriel, en France notamment. Les réductions d’effectifs ne sont pas compensées par l'acquisition d’une usine de tubes en Chine. Et Vallourec s’est décidé à vendre son activité industrielle de produits de forage, sorte de consommables du secteur, à son principal concurrent et leader du marché, le groupe américain National Oilwell Varco (NOV) pour 63 millions de dollars. L’opération sera bouclée cette année. Mais NOV ne reprend que les activités en Amérique du Nord, au Moyen-Orient, aux Pays-Bas, et en France uniquement celles de l’usine d’Aulnoye-Aymeries, dans les Hauts de France.

Vallourec cherche donc des repreneurs pour ses deux autres sites produits de forage français de Cosne-sur-Loire (Bourgogne-Franche Comté) et de Tarbes (Occitanie). Si pour le second, qui emploie une cinquantaine de personnes et dispose d’un presse unique en France et rare en Europe capable de produire des obus, intéresse des industriels de la Défense, pour celui de Cosnes-sur-Loire (120 personnes), c’est plus compliqué. "Il y a eu des marques d’intérêt pour Tarbes mais pas encore pour Cosnes", précise Philippe Crouzet. Et aucune offre ferme.

Quant au site de Saint-Saulve (Nord) dont Vallourec avait cédé il y a un an une part majoritaire au spécialiste européen des aciers spéciaux Asco Industries (Ascométal), son sort est toujours en suspens. La coentreprise, dont Vallourec détient 40%, est en redressement, mais aucune offre de reprise n’inclut Saint-Saulve. L’usine a néanmoins repris son activité, explique Philippe Crouzet, qui se décharge de l’avenir du site sur le tribunal de grande instance de Strasbourg.

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