Les ports pétroliers en Libye tiennent les importateurs en haleine

Depuis le début des contestations populaires en Libye, le prix du pétrole a augmenté de près de 20%. L’opposition au régime indiquait dimanche avoir relancé les expéditions dans l’est du pays. Vendredi dernier, les livraisons de brut depuis les ports libyens semblaient quasi à l’arrêt.

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Les ports pétroliers en Libye tiennent les importateurs en haleine

Ce qui constituait il y a encore quelques semaines un élémént banal pour l'industrie pétrolière, pouvait être réellement considéré comme un événement important ces dernières heures. Dans la nuit de dimanche à lundi 28 février, un pétrolier chargé de 700 000 barils de brut a en effet quitté l’est de la Libye. Un appareillage annoncé et confirmé par un responsable de la compagnie libyenne Arabian Gulf Oil au Wall Street Journal. La zone concernée est à ce jour largement sous le contrôle des opposants au pouvoir du colonel Khadafi. Des opposant qui ont repris en main la major pétrolière depuis la démission de son président, fidèle au pouvoir, et qui ont donc relancé les convois maritimes.

Si le navire parti dimanche des côtes libyennes a probablement pour destination la Chine, la perspective d’une reprise des livraisons de brut libyen rassure l’ensemble de la communauté internationale. La dernière cargaison de pétrole à avoir quitté l'est de la Libye remonte au samedi 19 février.

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Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), le pays a diminué sa production de brut de moitié, soit environ 750.000 barils par jour depuis le début de la révolution. Entre 30 et 75% de la production libyenne a été stoppée en raison des troubles, estiment par ailleurs plusieurs analystes. Le patron du pétrolier italien Eni, très implanté en Libye, juge ce manque à 80%.

Alors que les grands pétroliers internationaux (Eni, Repsol, Total…) ont déjà évacué tous leurs expatriés, la compagnie nationale pétrolière chinoise China National Petroleum Corp. (CNPC) a elle aussi jeté l’éponge. La CNPC a mis à l'arrêt ses équipements et évacué ses quelque 400 employés du pays. Ses infrastructures ont subi des attaques, pendant les troubles.

Pour sa part, l'un des fils de Mouammar Kadhafi, Saïf al Islam, a déclaré vendredi que le régime ne s'attaquerait jamais aux installations pétrolières de la Libye pour tenter de vaincre la rébellion. Il a toutefois ajouté que la famille Kadhafi n'avait aucune intention de fuir la Libye, caractérisant les manifestants de terroristes.

Mais l’attention des acheteurs se portent avant tout sur les ports. Vendredi, les livraisons de brut libyen semblaient quasiment à l'arrêt. Les terminaux manquent de personnel et les bateaux transportant les barils craignent pour leur sécurité. La contestation a dissuadé plusieurs transporteurs de venir accoster et certains navires ont même fait demi-tour.

Vendredi toujours, les quais orientaux de Marsa el Hariga et de Zueitina, débouchés d'un des plus grands champs pétroliers du pays situé à Sarir, étaient fermés. Le port de Zaouiyah, situé dans l'ouest du pays, porte de sortie des champs de Mourzouk, était lui fermé, officiellement en raison d'orages. Au moins cinq pétroliers transportant environ 3 millions de barils de brut étaient bloqués en raison des événements. L’annonce d’un départ de bateau est donc de très bon augure pour les importateurs.

De son côté, la France est en train de prendre des mesures logistiques : le Premier ministre François Fillon a annoncé ce lundi matin l'envoi de deux avions français pour Benghazi, ville de l'est de la Libye. A leur bord, des médecins, des infirmiers, du matériel médical et des médicaments, pour soutenir les «populations des territoires libérés».

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