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L'Usine Agro

Les ports du GIE Haropa dopés aux céréales et au BTP

Olivier Cognasse , , , ,

Publié le

Bonne nouvelle Haropa, amené à disparaître au plus tard en 2021 pour devenir un établissement public unique, a publié ses résultats 2018. Un bilan positif largement alimenté par le retour des céréales au premier plan. 

Les ports du GIE Haropa dopés aux céréales et au BTP
Le Port du Havre attend le Brexit avec sérénité.
© Mairie du Havre

Au Conseil interministériel de la mer de Dunkerque du 15 novembre dernier, le Premier Ministre Edouard Philippe avait lancé une nouvelle stratégie portuaire nationale pour remédier à la faiblesse des ports français malgré une façade maritime enviée par nos voisins européens. Il avait notamment annoncé la fusion des trois ports du Havre, de Rouen et de Paris, qui sont depuis 2012 liés par le groupement d’intérêt économique Haropa.

Cette direction tricéphale a donc vécu et cèdera sa place au plus tard dans deux ans à un établissement public unique. "Cette

entreprise unique devrait apparaître dans la Loi d’orientation des mobilités avant l’été, assure Nicolas Occis, directeur d’Haropa et du port de Rouen. Et le gouvernement devrait légiférer par ordonnances."

Haropa travaillait sur une intégration plus forte, mais la direction attend les décisions du gouvernement avant de passer à l’action, suite aux arguments du Premier ministre. "Nous sommes très convaincus, affirme Régine Bréhier, directrice générale d’Haropa et du port de Paris. Il faut mieux s’ allier sur ses points forts."  Et le GIE a publié des résultats en progrès, essentiellement grâce au BTP et aux céréales.

Les conteneurs font du surplace

"2018 a été une année particulièrement positive pour le maritime et le fluvial, se réjouit Régine Bréhier. Après les records de 2017, la croissance des trafics marchandises pour le maritime est de 2% à 94,74 millions de tonnes et de 4,5% dans le fluvial à 22,1 millions de tonnes.

Sur les céréales, le GIE atteint sa meilleure performance depuis 15 ans avec 7,6 millions de tonnes, ce qui en fait le premier port céréalier d’Europe de l’ouest. Soit une progression de 37 %, après deux années difficiles et 10 points de gagnés en parts de marché à l’export.

Autre secteur dynamique : le BTP. Avec une croissance de 34% sur le maritime pour le transport de granulats, "nous bénéficions de la très bonne conjoncture du BTP en Île-de-France avec notamment les chantiers du Grand Paris", indique Nicolas Occis.
Le fluvial, malgré les crues de la Seine, progresse également en Île-de-France avec +0,7% pour les granulats et +12,4% pour les déblais.

Pour les conteneurs, les résultats sont stables (+0%) avec 3 millions de conteneurs (EVP), mais une légère baisse en tonnage (-1%). Décidément, les ports français ont du mal à rivaliser avec leurs voisins européens dans ce domaine… Sur les fluvial, le transport de conteneurs est en baisse de 2,4%. Une activité impactée par la crue de la Seine.

Au-delà des résultats, les investissements publics qui ont atteint 140 millions d’euros en 2018, seront de 160 millions cette année. Et la fameuse "chatière sera opérationnelle au plus tôt en 2023", prévient Hervé Martel, directeur général du port du Havre et d’Haropa. Il assure également que les travaux du parc d’éolien offshore de Siemens-Gamesa vont démarrer en 2019.

Un Brexit indolore

Enfin, le Brexit ne semble pas inquiéter Haropa. "Nous faisons tout pour être prêts et on sera prêts, y compris s’il s’agit d’un Brexit dur avec tous les contrôles rétablis aux frontières (vétérinaires, phytosanitaires, douaniers,…) comme un pays qui ne fait pas partie de l’Union européenne, rassure Hervé Martel.  Nous disposons d’un système de contrôles douaniers performant avec la solution de dématérialisation des procédures SOGET et nous réalisons les aménagements nécessaires pour être prêts le 1er avril. Nous disposons des entrepôts logistiques. C’est une opportunité et cette situation comporte assez peu de risques pour nous." Et il n’est pas exclu que certains trafics passent pas l’Irlande pour éviter les contrôles. Une bonne nouvelle pour les ports normands et bretons.

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