Les polluants environnementaux mis en cause dans le développement de troubles chez les enfants

Une cinquantaine de chercheurs et cliniciens américains ont signé une déclaration commune mettant en cause les polluants environnementaux dans l’augmentation des troubles du comportement et de l’apprentissage. Le quotidien Le Monde a décrypté cette "déclaration de consensus".

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Les polluants environnementaux mis en cause dans le développement de troubles chez les enfants
Une cinquantaine de chercheurs et scientifiques mettent en cause les polluants environnementaux dans le développement des troubles de comportement et de l'apprentissage.

Une cinquantaine de chercheurs et cliniciens spécialistes du développement cérébral ont signé une "déclaration de consensus", parue dans la revue Environnemental health perspective, mettant en cause les polluants environnementaux dans l'augmentation des troubles neuro-développementaux chez les enfants. Les auteurs sont appuyés par plus de neufs sociétés savantes représentants plusieurs dizaines de milliers de scientifiques et de soignants. Leur demande est claire, pour diminuer les risques chez les enfants de développer des troubles neuro-développementaux, il est "urgent d’éliminer ou significativement réduire l’exposition à ces substances chimiques".

C’est la première fois qu’autant de scientifiques mettent en cause les polluants environnementaux dans l’augmentation des troubles neuro-développementaux : autisme, déficit d’attention, hyperactivité, etc. Leur démarche part d’un constat : l’augmentation de 17% des troubles du développement depuis une décennie. Aujourd’hui un enfant sur six est atteint d'un trouble du développement.

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"Des niveaux d'exposition extrêmemnt bas" suffisent à intérférer sur le cerveau

Si ces troubles ont des origines multiples comme la génétique et l’environnement, l’exposition à de nombreuses substances chimiques contribue à leur développement, relate le Monde. Les principales substances mises en cause sont : les pesticides organophosphorés, les retardateurs de flammes, la pollution atmosphérique, les PCB, le plomb et le mercure. Il n’est pas nécessaire d’être exposé à de fortes quantités. En effet, ces substances toxiques peuvent "interférer avec le cerveau en développement à des niveaux d’exposition extrêmement bas", écrit le quotidien. Elles agissent sur le développement du cerveau principalement au cours de certaines périodes : période intra-utérine, petite enfance et adolescence.

Les scientifiques regrettent que les effets sur le cerveau humain ne soient pas testés avant la mise sur le marché de ces substances. Celles ayant les conséquences les plus graves, sont retirées que très longtemps après et souvent remplacées par d’autres substances ayant les mêmes effets.

L'Europe et la difficile régulation des perturbateurs endocriniens

Cette déclaration des scientifiques est destinée aux régulateurs américains, mais elle pourrait aussi influencer la réglementation européenne, prédit Le Monde. Récemment, la Commission européenne a tenté de donner une définition des perturbateurs endocriniens (substance qui agit sur le système hormonal) qui font partie des substances qui nuisent au cerveau en développement.

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Cette définition ne convient à personne et montre bien que le débat sur les effets des différentes substances chimiques est ouvert.

Lire l’intégralité de l’article du Monde.

Léna Corot Journaliste à L'Usine Digitale

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