Les PME renouent avec leurs banques

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

Les PME renouent avec leurs banques

Les petites entreprises arrivent à nouveau à financer leurs projets auprès de leurs banques. Selon le dernier baromètre réalisé par la CGPME et KPMG, l’accès au crédit bancaire des PME s’est fortement amélioré cet été. Seuls 21 % des chefs d’entreprises affirment avoir encore des difficultés à accéder à des financements bancaires. Ils étaient 28 % dans le même cas en juin. Une évolution que confirme la chute du nombre de dossiers traités par la médiation du crédit, créée il y a deux ans pour mettre de l’huile dans les rouages entre les banques et les PME.

Retour à la normale ? Pas encore tout à fait. Deux tiers des PME se plaignent encore de subir des mesures de restriction de la part de leurs banques (contre 80 % avant l’été). Mais l’amélioration est réelle. Conséquence : elles s’autocensurent moins dans leurs demandes vis-à-vis de leurs banquiers. Une bonne chose. Car dans le même temps, leurs besoins de financement pour l’achat de nouveaux équipements (véhicules, logiciels, machines…) augmentent alors que les dépenses de maintenance ou d’entretien des équipements sont en recul. De quoi réamorcer doucement la pompe de l’investissement industriel.

Moins de niches pour les entreprises ?

Didier Migaud a le sens du timing politique. Le président de la cour des comptes a présenté cette semaine un rapport qui risque de hérisser les dirigeants du Medef. A une semaine de l’examen du budget 2011 par la commission des Finances de l’Assemblée nationale, il propose de tailler dans un certain nombre de niches fiscales ou sociales pour les entreprises. A force d’exonération, la fiscalité française ressemble à un gruyère. La cour des comptes a identifié prés de 293 niches fiscales et 64 niches sociales, pour un coût de 172 milliards d’euros au global. « Des dispositifs dérogatoires dont la performance n’est pas toujours démontrée », critique la cour des comptes, qui veut économiser entre 15 et 29 milliards d’euros. Le crédit impôt recherche n’est pas à l’abri de ses critiques. La cour des comptes propose des aménagements qui « pourraient réduire de plusieurs centaines de millions d’euros le coût de la mesure ». Il suggère d’abaisser le seuil de passage au taux réduit de 5 % ( 100 millions d’euros de dépenses actuellement), de le calculer à l’échelle du groupe et non de chaque filiale ou de réinstaller un plafond. Des propositions qui devraient être en partie reprises par les députés. Ils ont déjà annoncés qu’ils déposeraient des amendements à ce sujet.

Réveil difficile pour les Etats-Unis

Dans son rapport d’automne, le Fonds monétaire international (FMI) a révisé en très forte baisse ses prévisions de croissance pour les Etats-Unis. Pour 2010, le FMI ne table plus que sur une croissance de 2,6 % en 2010 (contre 3,3 % estimés lors de ses dernières prévisions datant de juillet) et de 2,3 % pour 2011 (contre 2,9 % estimé). Les Etats-Unis sont le seul pays à subir une telle révision. « L’activité a ralenti de façon notable au deuxième trimestre », souligne le rapport du FMI, qui souligne qu’il n’y a pas « encore une reprise solide et durable sur le marché de l’emploi » même si les investissements des entreprises ont redémarré. Washington s’inquiète d’une reprise qui s’annonce beaucoup plus lente que prévue, même si le « double dip », la rechute en récession n’est pas d’actualité. Barack Obama a proposé ces dernières semaines un nouveau plan de soutien à l’économie. La Fed de son côté pourrait faire marcher la planche à billet, en rachetant des titres du Trésor.

Partager

SUJETS ASSOCIÉS
NEWSLETTER Economie Social et management
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.

Votre demande d’inscription a bien été prise en compte.

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes... Lire la suite

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes du : Groupe Moniteur Nanterre B 403 080 823, IPD Nanterre 490 727 633, Groupe Industrie Service Info (GISI) Nanterre 442 233 417. Cette société ou toutes sociétés du Groupe Infopro Digital pourront l'utiliser afin de vous proposer pour leur compte ou celui de leurs clients, des produits et/ou services utiles à vos activités professionnelles. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

Fermer
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS