Les PME innovantes défendent le CIR face aux attaques de l’OCDE

L’attaque en règle de l’OCDE contre le Crédit d’impôt recherche (CIR) ne fait pas l’unanimité chez les entreprises françaises. Loin des effets d’aubaines, le CIR représente la condition de survie de bon nombre de PME innovantes.

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Les PME innovantes défendent le CIR face aux attaques de l’OCDE

Le rapport de l’OCDE sur la politique d’innovation en France en 2014, n’a pas été tendre avec le Crédit d’impôt recherche (CIR). Trop coûteux, pas assez ciblé sur des programmes de recherche, bénéficiant trop aux grands groupes… Les critiques sont nombreuses et ont souvent été déjà entendues.

Du côté des entreprises, pourtant, le CIR fait l’unanimité. Notamment auprès des PME innovantes. "Ce dispositif a permis de maintenir les investissements en R&D à un moment où la France subissait une crise industrielle", estime Marie Meynadier, la présidente d’Eos Imagine, une PME cotée spécialisée dans les dispositifs d’imagerie médicale.

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Un outil stratégique de R&D

Si certains groupes utilisent le CIR uniquement pour faire de l’optimisation fiscale, beaucoup en ont fait un outil stratégique de développement de la R&D. Restreindre le dispositif du CIR, comme le suggère le rapport de l’OCDE, pourrait porter un coup aux PME. "Le risque, c’est qu’en voulant juguler les dérives de certains, on assèche les capacités des PME françaises à survivre en les coupant d’un mode de financement de la recherche", souligne Christophe Lecante, le président deTecKnowMetrix et le président de la commission innovation du Comité Richelieu.

Pour la dirigeante d’Eos Imagine, dont l’entreprise compte une centaine de personnes, donc 35 consacrées à la R&D, la question est claire : "il n’y aurait pas autant de sociétés innovantes en France sans ce dispositif", tranche-t-elle, en expliquant que sa société n’aurait pas pu investir autant dans l’innovation sans le CIR.

Rapprocher PME et laboratoires publics

"Nous aurions eu beaucoup de mal à travailler avec les laboratoires de recherche publics, poursuit-elle. Une PME n’a pas les fonds propres suffisant pour cela." La R&D, dont le retour n’est pas immédiat, exige un investissement sur le long terme que le CIR permet de soutenir.

"C’est un formidable outil pour rapprocher les PME des laboratoires de recherche publics, conclut Christophe Lecante. Les projets collaboratifs avec ces laboratoires permettent de bénéficier plus du CIR alors que, pour une PME, il n’est en général pas naturel d’aller collaborer avec la recherche publique."

Arnaud Dumas

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