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L'Usine Auto

Les PME et ETI discrètes dans le plan 2 litres aux 100

Pauline Ducamp , , , ,

Publié le

Ce plan de la nouvelle France industrielle avait pour ambition de structurer la filière automobile autour du projet de véhicule économique. Cependant, dans les projets, PME et ETI sont peu mises en avant.

Les PME et ETI discrètes dans le plan 2 litres aux 100

Deux ans après son lancement par le Premier ministre, le programme "V2L" (Véhicule 2 litres aux 100) s'affichera concrètement au Mondial. Renault et PSA présenteront trois démonstrateurs véhicules et les grands équipementiers (Valeo, Michelin, Faurecia et Plastic Omnium) mettront en avant leurs briques technologiques dans le projet.

Fédérateur pour la filière

Mais derrière ces six grands de l'automobile française, difficile d'identifier les autres acteurs du plan, PME, ETI ou laboratoires de recherche. La Plateforme Automobile (PFA) n'a ainsi recensé qu'une vingtaine d’entreprises petites et moyennes dans les projets finalisés ou en cours de finalisation.

Or, à côté de l'aspect technologique et environnemental, le but de V2L était de sortir de l’ornière les fournisseurs après la crise de 2009. "C'est un projet fédérateur pour la filière", a rappelé le directeur R&D de PSA et vice-président du Comité Technique Automobile (CTA), Gilles Le Borgne, mercredi 17 septembre lors de la présentation des premiers briques technologiques.

Barrière du financement

"Lorsque les projets ont été lancés, il y a eu beaucoup de candidats, reconnaît Guillaume Devauchelle, directeur R&D chez Valeo. Mais il y a ensuite eu des filtres : il fallait apporter des financements et les projets devaient entrer dans la thématique". Le plan V2L fonctionne en effet via un tiers d'aides (subventions et avances remboursables) et deux tiers de fonds apportés par les participants. "Or c'est compliqué pour une ETI de mettre sur la table 5 ou 10 millions d'euros", note la PFA.

La mise en place de consortium autour de chaque projet représente aussi un autre obstacle pour les plus petits acteurs, pas forcément habitués à ces pratiques. La rédaction d'un dossier de 80 pages pour détailler et valider les différentes étapes du projet s'est ajoutée à la difficulté. "Leur participation représente aussi souvent un axe stratégique, ils ne veulent pas forcément être cités", ajoute Gilles Le Borgne.

Panel plus large

Cependant, parfois plus qu'une participation concrète dans les projets définis au départ du plan V2L, les PME et ETI recherchent surtout la mise en relation avec les grands donneurs d'ordre. "Lors de nos rencontres en province, pour présenter le projet V2L, les dirigeants de ces entreprises étaient intéressés par les perspectives données à moyen terme par les équipementiers de rang 1 et les constructeurs, pour prévoir les changements du monde automobile", rapporte François Sudan, directeur du programme V2L à la PFA.

Cette mise en relation sert aussi les grands groupes. Les appels à projet étaient en effet libres, via le site de la Société des ingénieurs de l'automobile (SIA) et non via les panels d'achats fournisseurs de chaque donneur d’ordre. "Nous avons donc balayé plus large que d’habitude, découvert des propositions inédites", explique Guillaume Devauchelle.

Certains projets de recherche se sont également montés en parallèle du plan V2L, via d'autres sources de financement. Des entreprises extérieures à l'automobile ont a contrario souscrit au plan. "Constellium fait par exemple parti du projet Allegria, sur l'aluminium économique, le premier projet validé, souligne Christophe Aufrère, directeur R&D chez Faurecia. Une ETI spécialiste du tissage fait ainsi partie du consortium fibre de carbone économique". Les premières applications de série du plan V2L arriveront sur la route dans les trois à quatre prochaines années.

Pauline Ducamp

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