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Les pigeons et l'Etat : taxer plus pour dépenser moins ?

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Les pigeons et l'Etat : taxer plus pour dépenser moins ? © Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

La fronde, menée par les entrepreneurs, contre certaines dispositions du projet de loi de finance est sans doute justifiée. Ils ont sûrement raison de s’inquiéter des signaux négatifs que le nouvel exécutif envoie en direction des chefs d’entreprise depuis quelques semaines. Ils craignent vraiment que le fruit de leur travail (parfois d’une vie) soit trop fortement taxé et que l’un des ressorts qui les a poussés à aller de l’avant se trouve ainsi brisé. Ce qu’ils regrettent finalement le plus c’est que l’on protège ceux que l’on pourrait qualifier de rentiers, qui ne prennent finalement que peu de risques lorsqu’ils investissent dans l’immobilier ou des œuvres d’art.
Au-delà de la polémique (certains voient dans la fronde une opération téléguidée par la droite), ce que révèle la fronde c’est que personne en France n’est prêt à prendre sa part dans l’effort de redressement du pays. Tout le monde estime avoir déjà fait beaucoup pour ce dernier. Et peu d'entre nous se demande, comme le faisait John Fitzgerald Kennedy, ce qu’il peut encore faire pour la France. Ce que l’on oublie, c’est que notre modèle français repose, dans beaucoup de domaines, sur un pilier essentiel : la solidarité. Nous ne cotisons pas à l’assurance chômage pour toucher un jour des Assedic mais pour permettre à ceux qui ont perdu un emploi de rebondir sans se soucier de questions financières. Nous ne cotisons pas pour avoir droit à la retraite mais pour assurer celles de nos parents et grands-parents. Nous ne payons pas des impôts pour avoir droit en retour à des niches fiscales mais pour investir dans des biens et services collectifs comme les routes, la police, l’armée.
Cette idée de solidarité, elle est essentielle pour que le pays réussisse à se relever. Chacun -entreprises, citoyens, Etat- doit faire un effort pour réussir à relancer la machine France. Mais c’est sans doute l'Etat qui a le plus d’effort à faire. S’il demande à tous de se serrer la ceinture, il a un devoir d’exemplarité. Il ne peut pas demander aux entrepreneurs et aux salariés de payer plus s'il continue à dépenser plus. Le fait qu'il ait simplement limité l'inflation naturelle des dépenses publiques n'est pas à la hauteur de l'enjeu. La seule règle d'or qui permettra au pays de sortir de la spirale de surendettement, c'est d’adopter une règle d’or simplissime : un euro gagné en face de chaque euro dépensé. Ce n'est qu'à ce prix que le premier poste de dépenses de notre Etat ne sera plus le financement de la dette mais l’éducation et la recherche.

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1 commentaire

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03/10/2012 - 12h04 -

Une belle langue de bois. La solidarité forcée par voie d'huissier et de gendarmes ce n'est pas de l'altruisme, c'est du vol, point final. C'est donc immoral, inacceptable, et la seule réponse que l'on doit fournir à ces mafieux du fisc, c'est l'exil ou la fraude fiscale. Les baby-boomers ont vécu des années dorées avec des impositions bien plus faibles. Ils ont eu la croissance, ont pu épargner et devenir propriétaire. Maintenant qu'ils se la coulent douce à Marrakech, on nous augmente les impôts à des taux confiscatoires pour entretenir des gabegies publiques, et on devrait accepter sans rien dire ? Nous vivons dans une France qui n'a jamais été aussi taxée, réglementée, étatisée, contrôlée, socialisée. Et aujourd'hui que tout ce système se casse la gueule on nous demanderait de payer encore plus ? Non mais vous vous foutez de qui ? Allez piller qui vous voulez, mais mon blé vous n'y toucherez pas. La solidarité à sens unique, ça sera sans moi. Je ne payerai pas un centime d'impôts de plus que mes parents dans les années 70. Et toutes vos mesures de soit-disant "solidarité" vous pouvez vous les mettre ou vous savez. La récré avec l'argent des autres, c'est terminé.
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