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L'Usine Auto

Les pétroliers français ne calment pas le jeu face aux hausses de prix des carburants

Aurélie Barbaux , , , ,

Publié le

Pour Francis Duseux, le président de l’Union française des industries pétrolières (UFIP), l’augmentation des taxes sur les carburants est trop violente et le gouvernement devrait étaler la transition énergétique sur vingt ans.

Les pétroliers français ne calment pas le jeu face aux hausses de prix des carburants
Avec la remontée des cours du pétrole, la marge des pétroliers dans les raffineries (ici celle de Total à Gonfreville-l'Orcher en Seine-Maritime) est tombée à 27 euros la tonne en 2018 contre 34 euros la tonne en 2017, selon l'Ufip.
© Guittet Pascal Guittet Pascal

La baisse de 11,8 % de la consommation de carburants routiers en septembre, dont -12,9 % pour le gazole, ne serait dûe qu’à "un problème de remontée de données", explique Francis Duseux, le président de l’Union française des industries pétrolières (UFIP). Les chiffres d’octobre devraient d’ailleurs indiquer "une remontée inverse" et corriger cette anomalie, assure-t-il. La part du gazole, qui reste prépondérante dans la consommation de carburants à 78,8% en septembre, a néanmoins baissé de 1% en un an. Et sur les neuf premiers mois de 2018, la consommation française de carburants routiers a baissé de 2,1 %, avec + 3,0 % pour les supercarburants et - 3,3 % pour le gazole. 

En attendant la PPE

Pour Francis Duseux, cette baisse de consommation s’explique principalement par la meilleure performance des moteurs des véhicules, qui consomment moins. Le désamour des Français vis-à-vis du diesel n’aurait toujours pas vraiment d’impact sur l’industrie pétrolière française. De toute façon le véhicule électrique est encore trop cher. Et l’UFIP attend la feuille de route énergétique du gouvernement (ou PPE, pour Programmation pluriannuelle de l’énergie) pour se préparer le cas échéant "avec nos collègues de l’automobile" à l’impact du plan climat, explique le président de l’UFIP. Un plan climat qui fixe la fin de la vente de véhicules thermiques à l’horizon 2040 pour viser une neutralité carbone en 2050.

Augmentation des taxes trop violente

Certes, l’UFIP anticipe une baisse de la consommation de produits pétroliers de 15% à 20% d’ici à 2030. Mais 2030, c’est encore loin... Alors, Francis Duseux, ne voit pas d’urgence à lancer la transition énergétique maintenant, surtout avec l’augmentation du prix du pétrole. Selon lui, "cette augmentation de taxe est trop violente" et elle présente "un vrai problème social" qu’auraient  "sous-estimé ceux qui ont fixé cette taxe carbone". Pour Francis Duseux, le gouvernement va être obligé de la "modérer, voire de l’arrêter". Selon lui, de toute façon, "une transition énergétique ne peut pas se faire sur un quinquennat", elle doit être étalée "sur vingt ans". Autant dire que l’UIFP ne soutient absolument pas la politique de taxe carbone du gouvernement.

L'ennemi, c'est le charbon

Ses adhérents auraient pourtant bien pris conscience des enjeux climatiques, mais "la meilleure façon de réduire les émissions, c’est avec les efforts d’efficacité sur le parc automobile", rappelle Francis Duseux. Et de toute façon, si "l’ennemi c’est le CO2, l’ennemi numéro un de cette planète c’est la génération d’électricité au charbon". Il suffirait pourtant de remplacer le charbon par du gaz, pour rester sous la barre des 2°C, lui a expliqué l’ex-écologiste Brice Lalonde, maintenant président de l’association Equilibre des énergies. L’avenir serait donc dans le "gaz et pétrole". Voire dans le pétrole vert, produit à base d’algues… Mais pour après-demain.

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1 commentaire

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07/11/2018 - 14h52 -

Cela n’est pas étonnant il est bcp plus facile et rentable de taxer les carburants et automobilistes que de convaincre une nation de changer sa politique énergétique en abandonnant le charbon.
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